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 Maxwell - Les hippies n'urinent pas, ils peace

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MessageSujet: Maxwell - Les hippies n'urinent pas, ils peace   Mer 18 Fév - 17:03






Ça fait du bien. Vraiment  du bien, de respirer un autre air que celui avec lequel j’ai grandi. Je n’en reviens pas, je suis là, maintenant, seule. Sur cette plage, seule. Il n’est plus là, ce boulet. Je me sens libre, j’ai envie de crier, d’hurler ma joie. Mais je sais qu’un jour, bientôt, tout ça, ça va me revenir en pleine gueule.
Assise sur le sable, près de la mer, je calque ma respiration au bruit des vagues. Mon sac de sport à mes côtés, je n’ai pris que le nécessaire. Je vais m’en sortir, de toute façon, je m’en suis toujours sortie puisque j’en suis là, aujourd’hui. Lunette de soleil sur le nez, cheveux dans le vent, mon regard se pose sur le soleil, qui doucement, se couche. Je n’ai pas réfléchis à ce que j’allais faire cette nuit, mais pas grave, si il faut je campe ici, et même demain et même après demain et même ... Du moment que je ressens encore ce sentiment de liberté qui m’envahit ce jour.

- Tu resteras enchainée à moi

Me disait-il. J’y croyais.

Je tire sur le joint. Je ferme les yeux en sentant la fumée m’envahir, ma gorge, mes poumons. J’expire, je prends mon temps. Il fait bon, je sens la chaleur sur ma peau, j’ai envie de m’embrasser les bras et de sentir le goût salé de ma peau. Il n’y a personne sur la plage, j’ai l’impression d’être seule au monde et bizarrement, ça me fait un bien fou. Qui aime ça, se sentir seule ? Milles questions se posent devant moi dans cette nouvelle vie, est ce que je vais avoir une vie social normale ? Je veux dire, je ne suis pas du genre avec des milliers de copains, copines. Je ne suis pas du genre à aller vers les gens non plus, ni à sourire à tout va.  Et je ne suis pas bonne comédienne.


_________________

Je ne veux montrer à personne ma douleur et mes faiblesses. Je veux être cette personne souriante et joyeuse quoi qu'il arrive et qui fait genre d'être intouchable. Je veux rire à la gueule de ma vie et de mes problèmes, passer par dessus et continuer à me relever sans cesse.
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MessageSujet: Re: Maxwell - Les hippies n'urinent pas, ils peace   Jeu 19 Fév - 10:07


les hippies n'urinent pas, ils peacent

Liberté. Un petit mot qui prenait tout son sens quand on savait ce que j'avais enduré. Un père inconnu, une mère accro à son nouveau mec, un beau-père détestable et une demi-soeur énervante. Le tout avec pour décor une cité. Un bled pourri où le simple fait de te lever le matin constituait le premier miracle de ta journée. Le seul aussi. Survivre et non vivre. S'imposer. Glander avec des potes au lieu d'étudier. Sortir. Boire. Fumer. Draguer. Et ne jamais s'accrocher. Etre adolescent, éternellement. Survivre sans se soucier du lendemain. Survivre. Jusqu'au jour où je me suis cassé. Majeur, vacciné, accumulant deux petits boulots: peintre en bâtiment le jour, serveur de bière les week-ends. Un nouveau décor, des nouvelles têtes, et un chaton. Sahara. Et un incroyable sentiment de liberté. Ce sentiment qui ne m'avait dès lors plus quitté.

'Maxwell une dernière bière mon pote?' J'haussais les yeux au ciel au dernier mot. Depuis quand étais-je devenu le pote de cet abruti? Nous étions collègue, passions notre temps à colorer des murs, en tapisser d'autres. Mais jamais au grand jamais nous ne serions amis. Incompatibles. Il était le blanc alors que j'étais le noir. L'ange et moi le démon. Le bien et le mal ne pouvaient pas s'associer. 'Pas ce soir non' Ma voix était sèche, sans appel. Il avait eu l'air étonné, presque peiné. 'Ta femme va t'attendre vieux', finis-je par lui dire, lui accordant une tape sur l'épaule. Sa femme, je n'en avais rien à faire à vrai dire. Ces histoires de mariage, trop peu pour moi. Mais sur le coup, à voir son air penaud, je n'avais pas eu le cœur de lui avouer qu'au final, sa compagnie m'ennuyait. Ses discussions aussi. Lui, il respirait trop le bonheur que pour être vrai. Un seul verre pour fêter la fin du chantier était donc largement suffisant. Largement.  

En sortant du café, mes pas s'étaient dirigés vers la plage. Un coucher de soleil. Pas que j'aimais particulièrement observer la nature, ni même que je sois un romantique. Loin de là même. Je voulais simplement sentir les grains de sable sous mes pieds, me poser calmement devant l'océan et entendre le bruit des vagues s'échouant sur la plage. Spectacle reposant. J'avais donc enlevé mes chaussures et c'était pieds nus que je m'étais aventuré non loin de l'eau. Mon regard bleu s'était perdu à l'horizon. Jusqu'à ce qu'il finisse par se poser sur une ombre. Une demoiselle. Assise non loin de moi, lunettes de soleil sur le nez, cheveux au vent, elle tirait sur ce qui semblait être une cigarette. Je posais ma main dans ma poche, mes doigts heurtant mon paquet de clopes. Vide. Malheureusement. 'Hey, t'aurais pas une clope?' Je posais mes fesses à côté d'elle sans avoir pris la peine de lui demander si elle acceptait ma présence. Je remarquais un sac de sport de l'autre côté. Une sportive. Ou une fugueuse. Une de celle qui devait avoir eu le même cran que moi, quelques années plus tôt. L'odeur du joint titilla mes narines. Je la reconnaissais trop bien cette odeur. Combien de potes ne s'étaient pas laissés tenter par cette douce euphorie qu'elle provoquait? Mon regard passa donc du fameux joint aux lunettes de soleil de la demoiselle. J'attendais une réaction quelconque de sa part. Réaction qui allait finir par arriver, si elle n'était pas complètement stone la miss.


© charney
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MessageSujet: Re: Maxwell - Les hippies n'urinent pas, ils peace   Jeu 19 Fév - 11:17








- De toute façon, tu t’es regardée ! Tu n’arriveras jamais à rien dans la vie ! Une moins que rien, moins qu’une clocharde, moins que la merde collée à ma chaussure.

J’avais envie de lui répondre. Que c’est sûr, qu’avec un père comme ça, on ne pouvait pas arriver à grand-chose. Mais je la sentais venir. Je l’ai quand même eu en ayant garder le silence. Comme d’habitude, j’encaisse. Je baisse les yeux, puis je pars. Qu’est-ce que je peux faire d’autre façon à un homme qui a une tête en plus que moi, avec un ventre à bière et surtout ; bien plus fort. Dans ma chambre, je me permets de rêver. Rêver de ce que pourrai être ma vie avec une mère, une famille. Je l’a vois grande, élancée, mine, cheveux longs et noirs lui retombant dans le dos. Je ne vois pas très bien son visage à cause du soleil dans son dos, mais elle sent bon le Lila.

Dans la drogue, j’ai pu y trouver une sorte d’échappatoire. Même que je n’ai jamais pensé arrêter car c’est ce qui me permettait de ne pas rentrer chez moi en pleur, de ne pas me tuer. Forcément, mon père ne le savait pas. Même si je pense que, ça n’aurait rien changé de toute manière, puisqu’il s’en fou complétement. Le soir, je sortais par la chambre de ma fenêtre pour aller vagabonder dans les rues, fumer, boire, rencontrer des mecs qui pourraient me donner un peu de douceur, me faire rêver. Mais comme un automatisme, je ne m’attachais pas. Comme si, cette femme, ce n’était pas moi.

La seule personne, c’était lui. Mon amour, mon moi. Je vivais à travers lui. Il me donnait la vie que je n’avais pas, dans ses bras, je me sentais invincible. Mon bouclier. Un simple regard, on se comprenait. Il ne savait rien de ma vie, bien au contraire, j’en avais inventée une de toute pièce. Je ne voulais pas qu’il voit en moi la fille malheureuse battue par son père avec sa mère six pieds sous terre. J’avais trop de fierté, pour que l’on me voie comme un petit poussin abandonné sur le bord de la route. Si elle l’aimait vraiment, elle aurait dû lui dire la vérité me direz-vous. Seulement avec lui, oui, j’avais peur de l’abandon. C’était un automatisme de défense.

- Hey, t'aurais pas une clope?
Je me retourne, d’un coup. Vers cet homme, assis à mes côtés, sans gêne, me demandant une clope. Automatiquement, je tends mon joint vers lui, de nouveau le regard posé sur la mer.

- J’ai que ça, mec

Ma voix est monotone. Sans feu d’artifice. Je lui tends également mon briquet puisque doucement, la cigarette du bonheur est en train de s’éteindre.



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Je ne veux montrer à personne ma douleur et mes faiblesses. Je veux être cette personne souriante et joyeuse quoi qu'il arrive et qui fait genre d'être intouchable. Je veux rire à la gueule de ma vie et de mes problèmes, passer par dessus et continuer à me relever sans cesse.
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MessageSujet: Re: Maxwell - Les hippies n'urinent pas, ils peace   Jeu 19 Fév - 12:15


les hippies n'urinent pas, ils peacent

'C'est pas moi, c'est Maxy', venait de dire la gamine, regardant droit dans les yeux son père. Je me levais d'un bond, ouvrant la bouche pour protester. Le regard noir de l'homme me cloua sur place. 'Pas de sortie pendant trois semaines. Corvée vaisselle à la place. Et file dans ta chambre, je ne veux plus te voir avant demain sale morveux' Pas la peine de rouspéter. Inutile. Ma peste de demi-soeur venait encore de me faire porter le chapeau pour une bêtise qu'elle avait commise. Mais avec des yeux doux comme les siens, un visage si angélique et une habitude à mentir sans honte, mon beau-père n'avait aucun mal à la croire. Alors, il sévissait. Et je recevais punition sur punition. Ce soir, pas de repas. J'avais fermé la porte de ma chambre à clé. Si il pensait que j'allais lui obéir, c'était mal me connaître. Je peaufinais déjà mon plan, bien rôdé depuis le temps que je l'exécutais. Ce soir, je sortirais par la fenêtre. Rien ni personne ne saurait me forcer à rester en place dans quelques mètres carrés. Cette soirée là, j'étais donc sorti. Comme toutes les autres soirées d'ailleurs. Dans ce bled où j'avais fini par me faire un nom, je traînerais avec les mêmes têtes. Peut-être même que je traumatiserais quelques gamins. Une sorte de bizutage. Rien de bien méchant. Ici, c'était la règle. Tu te prenais des coups. Car les coups, paraîtraient que cela faisait grandir. Ce qui ne nous tuait pas nous rendait plus fort, non? Tu étais alors à terre. Seul. Sans personne pour te relever. Et tu devais être fort, serrer les dents, montrer qui tu étais. Tomber était permis, te relever exigé.

La plage. Je venais de m'asseoir aux côtés d'une demoiselle, lui demandant une clope. J'en avais vraiment besoin pour le coup. Même si je savais qu'elle finirait par me fumer plus que moi je ne le ferais jamais. Mais c'était ma vie: je la brûlais par les deux bouts. C'était pour moi la seule façon de faire, je ne connaissais rien d'autre après tout. L'inconnue me tendit son joint. Automatiquement. Je l'attrapais spontanément. Sans trop me poser de questions. 'J’ai que ça, mec'. Sa voix était monotone. Elle semblait blasée. Blasée par sa vie. Elle me tendait ensuite un briquet, que je prenais de ma main libre. La cigarette du bonheur voulait s'éteindre. Je ne devais pas la laisser se consumer. Je portais alors le joint à mes lèvres et rallumais ce dernier. L'odeur titillait de plus en plus fort mes narines. Je n'avais plus qu'à tirer. Tirer sur cette clope à plein poumons. Et me laisser porter. Sauf que je ne l'avais jamais fait. J'avais vu trop de dépendance, trop de galère à cause de ce truc. Alors je n'avais pas tiré. J'avais enlevé la clope de ma bouche et l'avais tendu de nouveau à l'inconnue. 'Pas grave. Je m'en passerais' Moi aussi je semblais blasé. Ou plutôt fatigué. Par cette journée. Par celle qui allait suivre. Le bonheur, c'était pas si facile à choper. 'T'as un prénom sinon?' Engager la conversation. Un truc que je faisais souvent. Je reportais mon regard sur les vagues. Le spectacle était apaisant.

© charney
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MessageSujet: Re: Maxwell - Les hippies n'urinent pas, ils peace   Ven 20 Fév - 22:30








- Viens ici !

Dis-tu en me courant après dans la pièce, une paire de ciseaux à la main. C’est le début, je te ne craint pas encore complétement, je lutte. Autour de la table, tu arrives à m’attraper et de coincer ma tête en dessous de son bras. Je sens l’odeur de sa transpiration qui me donne envie de gerber. Je ferme les yeux, m’attends au pire.
J’entends le bruit des lames qui coupent, mèches par mèches, mes cheveux tombent sur le sol. Je sens mes yeux qui se mouillent, les larmes qui roulent sur mes joues pour finir sur le carrelage.

- Tu es comme ta mère

Voilà son excuse pour m’offrir une coupe à la garçonne. Il ne supporte pas, il ne me supporte pas, cette image de ma mère que je lui renvoie. Seulement, moi j’ai rien demandé. Je n’ai pas demandé de voir le jour, j’ai pas demandé de vivre dans le ventre de cette mère, d’avoir ce père comme géniteur. Je n’ai pas demandé, mais je subis, je subis la connerie humaine.

Dans ma chambre, devant le miroir, je passe ma main dans ma chevelure, qui ne ressemble à rien. Des mèches plus longues que les autres, des trous un peu partout, je ne suis pas moi. Comment pouvoir me construire si je ne me reconnais pas. Comment faire confiance à l’humain ? Si j’ai grandi dans une insécurité constante.



- Pas grave. Je m'en passerais

Un petit rictus ressemblant à  un sourire moqueur se marque sur mes lèvres. J’attrape le joint et le fourre dans ma bouche pour le rallumer et inhalée une grande bouffée.

- T'as un prénom sinon?

J’avais envie de lui demander ce que ça pouvait lui foutre. J’ai besoin de personne. Je change de position et me laisse tomber en arrière, les mains derrière la tête, les cheveux dans le sable, les yeux rivés dans le ciel, un mélange d’orange et de bleu clair, une beauté.

- Loan

J’ai été étonnée moi-même d’entendre mon prénom sortir de ma bouche.

- Et toi beau gosse?




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MessageSujet: Re: Maxwell - Les hippies n'urinent pas, ils peace   Lun 23 Fév - 13:00


les hippies n'urinent pas, ils peacent

L'alcool, le tabac et le sexe. On aurait pu croire que ma vie ne contenait que très peu de limites. J'étais partant pour tout, toujours présent pour tous les coups. Même les plus foireux. Boire jusqu'à plus soif? Jusqu'à vomir tes tripes et en devenir amnésique le lendemain? Déjà fait. Et pas qu'une fois d'ailleurs. Fumer jusqu'à en cracher ses poumons? Ces derniers devaient déjà avoir la couleur du goudron. Mettre dans mes draps une femme différente à chaque fois? Un mode de vie. Ma seule façon d'aimer, et je n'étais même pas certain que le mot soit le plus approprié. Je vivais dangereusement. J'aimais ça, prendre des risques. Pourtant, la drogue, j'avais toujours refusé. Moi, je préférais me bousiller lentement. J'optais pour la longue agonie plutôt que pour l'overdose. Feu d'artifice final sur une drôle de vie.

Alors le joint je l'avais pris, avais pris soin qu'il ne s'éteigne pas et l'avais rendu à l'inconnue. Je n'étais pas encore assez désespéré que pour oser tirer. Je ne savais pas ce qui me retenait pour le coup. Impossible à dire. J'avais vu le petit rictus sur les lèvres de l'inconnue. Elle avait rattrapé le joint et inhalé une grande bouffée. Je l'avais observé, simplement. J'aimais pas le rictus, j'aimais pas qu'on se moque d'un truc que je ne faisais pas. 'J'vois pas ce qu'il a de marrant à la situation' Ma voix était un peu plus sèche. Mes poings s'étaient serrés. Fallait pas me chercher. J'étais pas d'humeur. J'étais jamais d'humeur de toute façon. Mon regard s'était posé sur les vagues. Et toute ma colère se dissipa. Apaisé, j'avais enfin reposé mes yeux bleus sur la demoiselle, lui demandant son prénom. Ce que cela pouvait me faire? Rien sans doute. Une information inutile. Mais qui aidait à engager une discussion. Elle se laissait tomber en arrière, les mains derrière la tête, les cheveux dans le sable. 'Loan' J'hochais la tête, sans savoir pourquoi. Loan, la sonorité était belle. Tout comme elle d'ailleurs. 'Et toi beau gosse?' J'avalais de travers ma salive. Avant d'éclater de rire. Bêtement. Etre fumeur passif d'un joint pouvait aussi vous retourner les méninges. Et puis d'habitude, c'était moi qui séduisait. Le plan drague à l'envers, on me l'avait jamais fait. Du moins, pas comme ça. Peut-être qu'un de ces jours j'aurai envie moi aussi de la provoquer. Elle était belle après tout. Mais pas tout de suite. Je laissais d'abord la conversation s'installer. 'Maxwell' finis-je par lui dire. Une conversation simple. Sans y mettre des gants avec des formules de politesse. J'aurai pu dire enchanté ou encore ravi. Mais quel sens cela avait? Je venais à peine de la rencontrer. Comment savoir qu'on pouvait être ravi dans ces cas-là? 'Belle soirée pour s'évader' A quoi faisais-je allusion? Au coucher de soleil qui offrait un spectacle magnifique? Ou à sa vie qu'elle venait peut-être de quitter? Je la laissais interpréter comme elle le souhaitait.


© charney
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MessageSujet: Re: Maxwell - Les hippies n'urinent pas, ils peace   Mar 24 Fév - 12:10








Je l’avais vu, les poings, se serrer. Il était frustré, frustré car il croyait que je me foutais de sa tronche. Et finalement, il avait pas tort. Par contre, il ne devrait pas montrer ses sentiments de la sorte, les gens mal intentionnés pourraient l’utiliser contre lui. N’est-ce pas.

- Maxwell

- Maxwell, c’est bizarre Maxwell, ça me fait penser à un héros de dessin animé

- Belle soirée pour s'évader


- Mmmmmh


Dis-je en regardant le ciel qui maintenant était maintenant orange. Evader, si seulement c’était si simple, de s’évader. Plusieurs fois, dans ma vie, j’aurais aimé m’évader. Mais des fois, on est prisonnier de son propre corps, de sa tête.

- Qu’est-ce que tu fous ici, sur la plage, seul ? Tu espérais trouver une belle fille dans le même cas que toi ?

Dis-je avec un petit sourire. Evidemment que je faisais allusion à moi-même.

Je le regardais plus attentivement, son physique ne me laissait pas indifférente. Il était beau, du moins il avait du charisme.

Je regarde devant moi, quelqu’un promène son chien à l’horizon, la bête court dans le sable, joue dans l’eau, pour se rouler. J’ai toujours voulu avoir un animal de compagnie, pour ne plus me sentir seule le soir, avoir quelqu’un à mes côtés. Quelqu’un avec qui j’aurai pu parler, discuter, qui ne savaient pas me juger ni même parler. Mais comment aurais-je pu ? Je n’ai même pas osé demandé. Et même que j’étais sûre qu’il aurait su s’en prendre à cette bête, juste pour me faire du mal.





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MessageSujet: Re: Maxwell - Les hippies n'urinent pas, ils peace   Mar 24 Fév - 13:20


les hippies n'urinent pas, ils peacent

Si il y avait bien quelque chose que je ne savais pas faire c'était contenir mes émotions. Ne pas les montrer aurait révélé du miracle. J'étais un homme entier. Je ne jouais pas à être quelqu'un d'autre. Sauf quand je voulais quelque chose de bien précis. Je donnais alors cette impression d'être un type bien. Douce illusion. Je n'étais qu'un homme avec de nombreux défauts dont celui de ne jamais s'accrocher. Je pouvais très vite m'énerver et cela m'était déjà arrivé que mon poing atterrisse dans un mur. Je ne frappais jamais les femmes. Les hommes, c'était autre chose.

'Maxwell, c’est bizarre Maxwell, ça me fait penser à un héros de dessin animé' Je fronçais les sourcils. Un héros de dessin animé. On ne me l'avait jamais faite celle-là. 'Je suis loin d'avoir la carrure d'un héros' Et c'était vrai. Moi, je n'allais pas voler au secours de la veuve et de l'orphelin. Moi, je me foutais des autres et de leurs malheurs. Sauf si tu faisais partie de mon cercle d'amis. Là, alors, tu étais ma priorité. Mais être héros, franchement non. Je parlais alors d'évasion, laissant Loan interprété ma phrase de la manière qu'elle le souhaitait. 'Qu’est-ce que tu fous ici, sur la plage, seul ? Tu espérais trouver une belle fille dans le même cas que toi ?' Un sourire s'étira sur mes lèvres alors que je posais mon regard bleu azur sur la demoiselle. 'Possible' Une lueur amusée passa dans mes pupilles alors que je continuais. 'A toi de me dire si la belle femme que j'ai trouvée se trouve dans le même cas que moi' Je l'observais à présent, ses cheveux noirs s'étendaient dans le sable. Elle était mignonne, vraiment. Elle avait ce petit quelque chose qui faisait qu'elle aurait pu plaire à n'importe quel homme. Peut-être ne le savait-elle même pas.

Je suivais le regard de la jeune femme et croisait un homme avec son chien. Je les observais quelques instants. Le chien s'amusait dans l'eau qui devait être glacée. L'homme pourtant trempait ses pieds dans les vagues. Une scène d'une vie normale. D'une vie que je n'avais pas eu. Les animaux n'étaient même pas envisageables dans mon bled. J'avais donc remédié à cette lacune dès que j'avais emménagé seul et avais craqué pour un chaton. Moins de contrainte car il avait plus d'indépendance. Retour sur la belle Loan. 'Tu pratiques un sport?' Question étrange? Non, juste une manière de savoir à quoi servait son sac. Si elle me répondait non, je savais qu'elle était comme moi, une de ces courageuses qui plaquait tout du jour au lendemain.


© charney
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MessageSujet: Re: Maxwell - Les hippies n'urinent pas, ils peace   Mar 24 Fév - 14:15








- Je suis loin d'avoir la carrure d'un héros

Pour moi la carrure était le physique, je n’ai forcèment été pus loin en pensant qu’il parlait peut-être de son mental.

- C’est sur, je n’ai pas dit le contraire, dis-je avec un petit sourire, je parlais juste de ton prénom en lui-même

Être un héros … Tout le monde état un héros de quelque chose, le héros de sa propre vie. Sauf que de temps en temps, certains sont plus démarqués que d’autres.

- A toi de me dire si la belle femme que j'ai trouvée se trouve dans le même cas que moi

Un petit rire s’échappe de ma bouche, plutôt un rauque.

- Peut-être, mais de là à dire belle, je ne crois pas.

Son regard se glisse sur mon sac de sport.

- Tu pratiques un sport ?

- Non

Repondis-je du tac au tac. J’aurais bien voulu, étant jeune. Un sport de combat, pour me défouler, en sortir ma haine. Car ce n’était même plus de la colère, mais de la haine. Mais je ne pouvais pas, sans argent et sans autorisation des parents on ne savait pas faire grand-chose. Alors je me suis réfugiée dans autre chose …

Une courageuse … ? Est-ce vraiment du courage de fuir une vie devenue désastreuse ou un instinct de survie ? Me levant le matin, je me demande souvent ce que ma vie aurait été si je ne t’avais pas perdu. Si je ne vous avais pas perdu tous les deux. Est-ce que j’aurais tourné autrement ? Dans une grande maison ? Faisant des machines à longueur de journée et veiller à ce que notre lieu de vie soit propre ? Finalement, est ce que c’est ce que j’aurais vraiment voulu vivre ? Ne suis-je pas mieux dans mon rôle ? Une personne libre, enchaînée à personne, vivant ma vie ?

- Si fuir est un sport, alors oui. Finalement, c’est courir après une autre vie.

Je m’étonne moi-même de répondre une tel chose, mais ma bouche se ferme, comme une tortue qui rentre dans sa carapace.







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MessageSujet: Re: Maxwell - Les hippies n'urinent pas, ils peace   Mar 24 Fév - 15:17


les hippies n'urinent pas, ils peacent

'C’est sur, je n’ai pas dit le contraire, je parlais juste de ton prénom en lui-même' Un petit sourire avait illuminé le visage de la jeune femme. Elle ne prétendait pas le contraire. Parlait-elle de mon physique? Certainement puisqu'elle ne me connaissait pas assez que pour savoir que moi, je parlais du mental. Et pourtant, physiquement, j'étais plutôt bien bâti. Porter des pots de peinture, ça musclait. Mais bon, je ne relevais pas le mot. Je n'avais pas envie de me disputer pour une histoire d'abdominaux. 'Genre Mario? Ou alors SuperMaxwell?' J'avais souri au dernier mot. Mario n'étant pas un héros, j'avais ajouté Supermaxwell en référence à Superman. Et je m'imaginais alors, vêtu comme lui. Et non, finalement, mieux valait ne pas m'imaginer ainsi. La discussion tournait alors sur ce que je faisais là. Je répondais sans réellement répondre. Répondre à une question par une autre. Etait-elle dans le même cas que moi? 'Peut-être, mais de là à dire belle, je ne crois pas' Elle ne croyait pas être belle. Alors qu'à mes yeux, ce n'était pas le cas. Elle était désirable. Et craquante. Encore plus car elle ne semblait pas se faire confiance. Je posais mon regard sur elle, la détaillant sans vraiment prendre la peine de me cacher. 'Tu crois mal' Une façon détournée de lui faire comprendre qu'elle se trompait. Qu'elle était magnifique. Je pouvais pas faire mieux, à cet instant.

Mon regard quittait son corps pour se poser sur son sac. Je lui demandais si elle pratiquait un sport. Réponse négative. Je croyais avoir compris ce qu'elle faisait là sur cette plage, seule au coucher du soleil. Après tout, j'avais vécu ça moi aussi. Il y avait quelques années de cela. Les galères faisaient partie de mon quotidien à présent. Et je ramais afin de trouver de quoi payer le loyer, les factures. 'Si fuir est un sport, alors oui. Finalement, c’est courir après une autre vie' Mon regard se reposait sur la jeune femme. La fuite. Courir après une autre vie. Une vie meilleure. C'était toujours pour cette raison qu'on partait après tout. Je reposais mes yeux bleus sur ce chien, sur cet homme. Avait-il fuit lui aussi? Comment s'en était-il sorti? Etait-ce toujours la galère dans sa vie? Il semblait si épanoui. Alors que nous, à deux, nous n'aurions pas pu prétendre avoir le quart de son bonheur. 'Je te propose quelque chose', fis-je, détournant avec peine mon regard de l'homme et de son animal pour le poser sur Loan. 'La course à la vie, on connaît tous les deux. Alors, si tu es la première à tremper ton pied dans la mer, t'as le droit de squatter mon canapé ce soir. Ok?' Je ne lui avais pas posé d'autres questions. Pourquoi avait-elle fui? Je le saurais probablement un jour. Mais pour l'instant, je me doutais qu'elle n'avait aucun pied à terre. L'héberger ne me coûterait rien. Restait à savoir si elle était encore en état de se déplacer.


© charney
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MessageSujet: Re: Maxwell - Les hippies n'urinent pas, ils peace   Mar 24 Fév - 15:29






- La course à la vie, on connaît tous les deux. Alors, si tu es la première à tremper ton pied dans la mer, t'as le droit de squatter mon canapé ce soir. Ok?

- Bon, puisque tu insistes tant et que finalement, je te plais, d’après ce que j’ai compris. Pourquoi pas.

Mon cerveau se mit à tourner à 100 à l’heure. Est-ce que je dois accepter ce pari ridicule et montrer ma faiblesse ? Montrer que je dois crécher chez quelqu’un et que je ne sais pas me débrouiller par moi-même ou prendre ce pari comme un défi ? Peut-être que je n’étais pas sportive, mais courir ça, je savais faire. Combien de fois je n’ai pas couru partout dans la maison en espoir que mon père ne me rattrape jamais ?

Je mis mes mains dans le sable, il était froid maintenant que le soleil était partit. Je me releva d’un bond, laissant mon sac là. De toute façon, il n’y avait rien de bien important dedans si ce n’est que quelques vêtements. Je me mis à courir. Dans ma tête, je courrais vraiment vite hors qu’en réalité, je me débrouillais plus ou moins bien. Dans le sable, ca semble moins facile du coup. Je me m’y à retirer mon pantalon, puis mon t-shirt avec difficulté, prête à me casser la figure. Finalement j’en avais besoin, besoin là maintenant de me jeter dans la mer. Me sentir vivante, ne plus avoir cette impression que je pourrissais à l’intérieur.

Les vêtements dans le sable étaient témoins de mon parcours. Arrivée devant l’eau, je fermai les yeux et y plongea carrément. Ce n’était pas mon pied non, mon corps en entier. J’avais besoin de me sentir vivante, j’avais envie d’affection, là, maintenant. J’avais envie de me prouver que j’existe.

- Alors, c’est qui la meilleure ? SuperLoan.


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MessageSujet: Re: Maxwell - Les hippies n'urinent pas, ils peace   Mar 24 Fév - 16:05


les hippies n'urinent pas, ils peacent

'Bon, puisque tu insistes tant et que finalement, je te plais, d’après ce que j’ai compris. Pourquoi pas' Sa franchise me déroutait. Elle mettait les mots sur ce que j'insinuais. Elle semblait avoir une facilité monstre à parler sentiments ou du moins à exprimer ceux des autres. Alors que moi, je les cachais. Les seules fois où je prononçais des mots ainsi, c'était pour séduire, pour que la personne finisse sous mes draps. Et je n'en pensais rien. Triste réalité. Je ne savais donc pas trop comment m'y prendre quand je devais être sincère. Et dans cette situation, je l'étais. Elle me plaisait certes. Mais elle m'intriguait aussi. Du coup, j'avais envie de mieux la connaître. Envie de ne pas agir comme un imbécile cette fois-ci.

Je n'avais pas eu le temps de répondre que Loan avait déjà réagi. Elle s'était levée d'un bond et s'était mise à faire les quelques mètres qui nous séparait de la mer en courant. Je fus surpris une seconde de la vitesse avec laquelle elle se déplaçait alors qu'elle avait de la drogue dans les veines. Je l'observais donc courir encore. Quelques secondes. Avant de la rejoindre. Elle avait eu le temps d'enlever son pantalon, puis son tee-shirt et avait plongé dans l'eau. Je m'étais arrêté devant les vagues. L'eau était gelée, j'hésitais donc à y mettre plus qu'un pied. 'Alors, c’est qui la meilleure ? SuperLoan.' Je lui adressais une mimique, une petite moue boudeuse. 'SuperLoan a triché. Elle n'a pas attendu le top départ' Moi, mauvais perdant? Mais non. J'hésitais encore une seconde à rejoindre la demoiselle qui venait de gagner le pari et par la même occasion sa place sur mon canapé. L'idée d'un bain de minuit -en soirée- fut plus plaisante que celle de rester là à observer sans toucher. Du coup, j'enlevais mon tee-shirt puis mon jean et entrais dans l'eau à mon tour. 'Mais je ne t'en veux pas. L'idée de dormir dans mon canapé et de voir ma tronche le matin doit être une excellente motivation à gagner' Je crânais. Mais je vous assure que mes chevilles allaient parfaitement bien. Un sourire taquin s'étira sur mes lèvres alors que je m'approchais de la demoiselle. Je l'attrapais et la lançais un peu plus loin, riant sous cape. Comme des gamins.


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MessageSujet: Re: Maxwell - Les hippies n'urinent pas, ils peace   Mar 24 Fév - 16:16







- SuperLoan a triché. Elle n'a pas attendu le top départ

Je hausse les épaules avec un petit sourire taquin. C’était ça, la vie. La loi du plus fort. J’avais triché, je l’avoue. Mais pour gagner. J’étais donc dans mes bons droits. Avec sa petite bouille de fâché, on avait qu’une envie, c’était de prendre ses petites joues et de les serrer dans nos doigts.

- T’inquiète va, tu vas t’en remettre

J’étais sûre que sous l’effet de la drogue ou non, j’allais gagner. Certes, j’avais fumé, mais cela faisait tellement longtemps qu’il me fallait pas mal de temps pour être complétement défoncée. Mon corps était comme immunisé.

Finalement, il se déshabilla à son tour pour venir me rejoindre.

- Mais je ne t'en veux pas. L'idée de dormir dans mon canapé et de voir ma tronche le matin doit être une excellente motivation à gagner


Il m’attrapa pour me jeter un peu plus loin. J’étais tellement mince et petite qu’il ne fallut pas qu’il se démener pour me soulever. Mon tête sous l’eau, je luttai quelques instants pour immerger. Je me mis à rire, un rire franc. Cela me faisait du bien, d’être là, avec un inconnu, dans l’eau à rire et oublier ce pourquoi je suis ici.

- Dis plutôt que tu m’as laissé gagner car l’idée de voir mon petit cul dans ta salle de bain tous les matins était plaisante

Dis-je en laissant courir mes ongles parfaitement manucuré sur son dos avant d’attraper d’un coup sa tête et de le couler (même avec une force que je défini d’inouïe je n’ai pas su le noyer complètement. Mais ma vengeance sera autre, et elle sera terrible.

J’avais imaginé un  jour, lorsque je prenais mon bain, de mettre ma tête sous l’eau et de ne plus en ressortir. J’ai essayé. Mais l’instinct prend le dessus, avec toute la volonté du monde, ton corps ressort instinctivement pour prendre une grande bouffée d’air, du coup, j’avais essayé une autre méthode.


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Je ne veux montrer à personne ma douleur et mes faiblesses. Je veux être cette personne souriante et joyeuse quoi qu'il arrive et qui fait genre d'être intouchable. Je veux rire à la gueule de ma vie et de mes problèmes, passer par dessus et continuer à me relever sans cesse.
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MessageSujet: Re: Maxwell - Les hippies n'urinent pas, ils peace   Mar 24 Fév - 16:37


les hippies n'urinent pas, ils peacent

Un sourire taquin se dessinait sur ses lèvres alors que je faisais la moue. Etait-ce vraiment permis à ce point de tricher? Non mais, de toute façon, je l'aurais laissé gagner. Mais avec un peu moins d'avance. Parce que là, fallait l'avouer, elle m'avait battu à plate couture. A mon propre jeu. Et en trichant! Bref, j'avais fait ma mauvaise tête quelques secondes avant d'enlever mon tee-shirt. Le vent frais avait effleuré ma peau, me faisant frissonner. Il en fallait plus que cela pour m'ôter l'idée de rejoindre la jolie inconnue. J'avais donc enlevé mon pantalon, avais failli perdre l'équilibre. Et était rentré dans la mer. Gelée, comme je l'avais prédit. 'T’inquiète va, tu vas t’en remettre' Elle me narguait là, non? Ma vengeance ne tarderait pas à arriver. Je le savais. Alors j'avais continué ma progression dans l'eau, essayant d'oublier qu'elle me gelait jusqu'à l'os. Arrivé non loin d'elle, j'avais crâné, genre regarde-moi, j'suis le plus beau du quartier, celui à qui on ne peut résister. C'était évident donc qu'elle avait fait tout ce qui était en son pouvoir pour gagner. Non? Ne lui laissant pas le temps de répliquer, je l'avais attrapée et l'avais soulevée sans aucune peine avant de la jeter un peu plus loin. Elle lutta pour immerger avant de rire. D'un rire franc. Rafraîchissant. Cet instant, c'était un peu comme ma bouffée d'oxygène dans cette journée. 'Dis plutôt que tu m’as laissé gagner car l’idée de voir mon petit cul dans ta salle de bain tous les matins était plaisante' Tous les matins? Je lui avais proposé mon canapé une nuit et elle se voyait déjà s'installer? Le pire, c'est qu'elle n'avait pas tort Loan. L'idée était fort plaisante. 'J'ignorais que j'étais invité sous ta douche' Parce que pour le voir ce petit cul, il fallait quand même bien que je rentre dans la salle de bain non? Tant qu'à faire, autant crâner et la provoquer jusqu'au bout. Surtout qu'elle venait de poser ses ongles sur mon dos, les laissant courir. Elle aussi semblait fort à l'aise dans l'art de la provocation. Parfait, nous allions bien nous amuser.

Alors que j'imaginais déjà la suite, je sentis deux mains s'agripper à ma tête et me l'enfoncer dans l'eau. Elle voulait me couler mais sa tentative échoua alors que je me débattais, me retournant et l'attrapant par les pieds. Loan se retrouva une nouvelle fois la tête dans l'eau. Je finis par lui attraper les mains. Face à face, nos corps étaient à présent proches l'un de l'autre. Mon regard bleu plongea dans le sien. 'Alors, tu renonces?' soufflais-je, un sourire malicieux posé sur mes lèvres




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MessageSujet: Re: Maxwell - Les hippies n'urinent pas, ils peace   Mar 24 Fév - 16:51







- Pour être invité sous la douche, il faut prouver que tu le mérites

Et les rôles s’inversèrent … Je me retrouvai encore une fois la tête sous l’eau, ma tentative de noyade envers Maxwell avait été un véritable échec. De sous l’eau, je me retrouvai corps à corps, contre lui. Je sentis son souffle sur me visage.

- Alors, tu renonces?
- Moi ? Jamais

Dis-je tout bas. J’avais bien remarqué que je l’avais déconcentré au début ce qui m’avait donné l’avantage sur la situation. Mes mains parcourent son torse, je me positionne derrière lui, dans son dos. Accrochée à celui-ci, je dépose mes lèvres dans son cou, j’ai le goût du sel dans ma bouche. Je reste quelques instants dans cette position avant de sourire, amusée, je l’attire avec moi en arrière de toutes mes forces et l’entraîne avec moi dans ma chute.

D’un coup, je fus étonnée de ne plus ressentir l’eau froide, bien au contraire. J’étais bien ici, comme un enfant dans le ventre de sa maman. Accrochée à Maxwell, je ne le lâchais plus, comme quelqu’un qui avait besoin d’une bouée, qui ne savait pas nager.

Doucement, nous remontions à la surface, je pense que je me suis trop accrochée à lui, je pense même lui avoir fait mal. J’ai eu comme une crise de panique que je ne pouvais décrire. Une fois revenu à la surface, face à lui, je baissai les yeux en murmurant.

- Excuse-moi.

C’est très rare quand je passe aux excuses mais c’est que j’ai jugé qu’elles étaient nécessaires.


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MessageSujet: Re: Maxwell - Les hippies n'urinent pas, ils peace   Mer 25 Fév - 10:06


les hippies n'urinent pas, ils peacent

'Pour être invité sous la douche, il faut prouver que tu le mérites' Un petit sourire amusé se posait sur mes lèvres. Donc, ce n'était pas un non radical. Elle me promettait une récompense si je le méritais. Et forcément, cette idée m'amusait. Mais finalement peut-être qu'un rien aurait pu m'amuser en cet instant. Il ne fallait pas oublier que j'avais respiré l'odeur du joint. Et qu'être fumeur passif revenait au même que fumer. Mes méninges étaient légèrement grillées. 'Toute façon, tu pourras pas longtemps me résister' Je jouais celui qui était certain de lui. D'ailleurs, j'avais même lancé un petit regard rempli de défi à la demoiselle. Personne ne me résistait. J'arrivais toujours à casser les barrières quand je le souhaitais. A les franchir. Toutes les unes après les autres. Alors si j'avais sérieusement décidé d'avoir Loan, je l'aurais. Mais pour l'instant, je voulais m'amuser. A ce petit jeu de la séduction. Moment plaisant.

J'avais donc repris le dessus, la tête de la belle demoiselle rencontrant une nouvelle fois l'eau. Je ne l'avais pas laissé se débattre et l'avait reprise par les poignets. Nos corps s'étaient rapprochés, mes yeux s'étaient plantés dans les siens. 'Moi ? Jamais', me répondit-elle alors que je venais de lui demander si elle renonçait. Le contraire m'aurait fortement déçu. Loan se libéra de mon étreinte, laissant ses mains parcourir mon torse. Je la laissais faire, l'observant silencieusement alors qu'elle faisait monter la température. Légèrement méfiant, je me demandais où elle voulait en venir. Après tout, elle venait de me stipuler qu'elle n'avait pas abandonné la partie. Je la laissais cependant venir, afin de voir jusqu'où elle était capable d'aller. Elle avait fait le tour de moi, s'était accrochée à mon dos. Ses lèvres se posèrent sur mon cou. Un frisson parcourut mon corps. Mes yeux se fermèrent, instinctivement. Mais je n'eus pas le temps de savourer cet instant. Je sentis une pression, une force me tirant vers l'arrière. Je luttais quelques secondes pour ne pas tomber, pour ne pas m'écraser de tout mon poids sur la demoiselle. Puis je laissais tomber les armes, mon corps étant entraîné par celui de Loan.

Quelques minutes passèrent. Nos deux corps sous l'eau ne semblaient pas se décoller. Loan était accrochée à moi et moi j'étais simplement là. Sans bouger. Je sentis les ongles de la demoiselle s'enfoncer dans ma peau. Des marques se dessinèrent d'ailleurs à l'endroit où ses mains se tenaient. Je grimaçais, me laissant remonter à la surface. Rien ne servait de se débattre.

Retour à la surface. Loan s'était décrochée et je m'étais retourné. Face à elle. J'avais capturé son regard mais elle avait baissé les yeux. 'Excuse-moi.' Un murmure. Une excuse de m'avoir entraîné vers le bas. Il était vrai qu'elle y avait été un peu fort. Ma main droite se posa sous son menton exerçant une petite pression afin qu'elle relève la tête. Mes yeux bleus azurs se posèrent dans ses prunelles brunes. 'Je suis certain que tu sauras te faire pardonner' C'était un murmure. Je n'étais pas en colère. Elle n'avait pas du sentir sa force, pas su se contrôler. Mais les marques de ses ongles étaient toujours bien présentes sur ma peau. J'approchais mon visage du sien. Elle aurait pu sentir mon souffle sur sa peau. Je m'étais arrêté à deux centimètres de ses lèvres. Un sourire taquin s'était posé sur les miennes. Et j'avais rebroussé chemin, les déposant sur sa joue. Un moment de tendresse dans un monde de brutes.


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MessageSujet: Re: Maxwell - Les hippies n'urinent pas, ils peace   Mer 25 Fév - 10:35








- Je suis certain que tu sauras te faire pardonner

Son souffle sur mon visage, ses lèvres à 2cm des miennes, j’ai littéralement, oui c’est bien l’expression, sentis mon cœur fondre. Il m’embrassa sur la joue, sourire taquin aux lèvres. Je compris à partir de ce moment-là, que ça sera un perpétuel jeu entre nous, celui qui résistera le plus longtemps. Bizarrement, j’aurai du me sentir frustrée, mais il n’en était rien. J’embrasse délicatement l’endroit où mes ongles laissaient traces. Il commençait à faire froid, on pouvait voir quelques étoiles se former dans le ciel, cela voulait dire que demain sera une belle journée. Un frisson me parcourut. Suite à cette épisode, je n’avais qu’une envie, sortir et me réfugier dans une grosse couette bien chaude et …

Je lui pris la main et le tira vers la sortie, c’est bête maintenant, sans serviette, on va devoir sécher à l’air libre. La poisse. Depuis toute petite, je déteste ressentir le sable collé à mes pieds mouillé. Avant que tout cela arrive, quand j’étais petite, je demandais à mon père de venir me chercher dans la mer, de me mettre sur ses épaules et de me déposer sur la serviette. Après, il n’a plus jamais voulu le faire, après, on a plus jamais été à la plage.

- Bon, c’est où chez toi ? Car n’oublie pas que j’ai gagné.

Lui dis-je avec un petit sourire. Il m’avait proposé une nuit que j’avais accepté volontiers après tout, ce gars me plaisait bien. Bien sûr, après cette nuit, je vais disparaitre. Je n’aime pas m’imposer chez les gens sans leur accord.
Me dirigeant vers mes vêtements dispersés sur la plage, je m’habillai tout en avançant. Le tissu collait à ma peau, me rendant encore plus frileuse. J’attrapai mon sac de sport que je mis à mon épaule.

- J’espère que ce n’est pas trop loin, car j’ai la flemme.



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