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 (arinoa) tu t'es vue quand t'as bu?

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MessageSujet: (arinoa) tu t'es vue quand t'as bu?   Mer 11 Fév - 12:47




   

Ariel & Noa
Tu t'es vue quand t'as bu?
Pas ce soir. Voilà ce que j'avais répondu à l'invitation d'une amie. Elle avait prévu une soirée pizza qui se serait sans doute terminée en karaoké. Je nous imaginais déjà, bras dessus bras dessous, chantant comme des casseroles des tubes démodés. On va s'aaaaiiiimmmmeerrr. Notre hymne, bien que je n'allais pas le crier sur tous les toits. Gilbert Montagné, c'était certes un grand classique des samedis soirs mais de là à avouer que j'appréciais cette chanson. Cela faisait partie de mes nombreuses zones d'ombres. Mon jardin secret. D'autant plus qu'on aurait pu être à mille lieux de se douter de ce détail. La musique, pour moi, c'était sacré. J'en écoutais tout le temps et sans distinction de genre. Si j'avais refusé cette soirée sympathique, c'était d'ailleurs pour la musique. Quoique. Si je devais parfaitement être honnête avec moi-même, c'était surtout pour elle. Cette belle chanteuse de cabaret. La première fois que je l'avais entendue, j'avais de suite été envoûté par sa voix. Elle avait un talent monstre et à en voir les clients présents, je ne devais pas être le seul à partager cet avis. J'avais ensuite posé mon regard sur elle. Blonde aux yeux bruns. Je la trouvais belle, désirable. Totalement à mon goût. Le seul hic à mes yeux était son âge. Elle semblait jeune. Beaucoup trop. Etait-elle seulement majeure? J'avais donc repoussé cette envie de l'accoster, repoussé cette attirance qui grandissait en moi. Pourtant, je n'avais pas pu m'empêcher de revenir, de l'écouter de nouveau, de la manger du regard. Sans aucune approche. J'étais cet admirateur qu'elle ne connaissait même pas. Cet homme discret qui vous observait un sourire aux lèvres.

La musique retentit dans mes oreilles alors que j'entrais dans le cabaret. Des frissons parcoururent mon corps quand le son de sa voix arriva jusqu'à mes oreilles. C'était dingue l'effet qu'elle me procurait. Je lui lançais un regard en coin. Je n'avais nullement l'intention de lui montrer que j'étais là pour elle. Pas ce soir. Ce soir, j'allais juste me laisser emporter par sa musique. Elle allait me transporter ailleurs. Loin de ma vie. Loin de mes douleurs. Loin de tout. Je m'étais accoudé au bar, seul. Et j'avais commandé un whisky. Un seul pour la soirée me suffirait. Je n'aimais pas me retrouver dans des états pitoyables. Et puis, je me devais de garder une bonne image aux yeux de tous. Après tout, j'étais avocat. Et qui aurait voulu d'un avocat qui finissait ses soirées ivre mort, la tête sur le comptoir? Pas grand monde, certainement. Alors, je buvais avec modération. Le whisky coulait dans mon sang alors que je reportais le verre à ma bouche. La chaleur envahissait mon corps. Un regard pour la chanteuse. Subjugué, je n'arrivais plus à en détourner les yeux. Ma tête balança doucement sur la mélodie. Le temps s'était arrêté. Les titres défilaient. Bientôt il y aurait un rappel. Une dernière chanson. Si j'étais chanceux, deux. Et puis elle partirait sans que je ne cherche à l'approcher. Comme toujours.

La soirée touchait à sa fin. J'avais sympathisé avec un des gars présent. Du coup, moi qui avait prévu de rentrer tôt, je m'étais éternisé. On avait parlé, rit, bu. Comme prévu, j'avais terminé ma soirée avec des sodas. Il avait trouvé ce fait étrange, lui qui descendait la bière aussi vite que son ombre. J'avais fini par prendre congé de lui, par remettre ma veste noire au dessus de mon pull gris. Le froid frappa mon visage alors que je sortais du cabaret. Je me surpris à grelotter alors que je plongeais mes mains dans mes poches, pour les réchauffer. A cet instant, j'étais loin de me douter que j'allais croiser celle qui avait partagé indirectement ma soirée. Loin de me douter que cette rencontre allait finir par nous rapprocher.



   
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MessageSujet: Re: (arinoa) tu t'es vue quand t'as bu?   Mer 11 Fév - 20:38


Titre
Pseudo & Pseudo
"Such a funny thing for me to try to explain
How I'm feeling and my pride is the one to blame
'Cause I know I don't understand
Just how your love you're doing no one else can

Got me looking so crazy right now, your love's
Got me looking so crazy right now [...] "


La musique retentissait lentement au rythme de ma voix, ma voix portait le long du cabaret J'étais là assise sur une chaise haute avec un micro juste devant mes lèvres, ma voix tremblait légèrement comme toujours. Je n'avais pas peur,  je n'avais pas non plus de stress J'étais habitué depuis longtemps à cette sensation connue dans ma tête et mon corps.  Des vibrations se propage au fur et a mesure des paroles. La tenson grandit aussi dans la salle, tout les regards sont sur moi. Des hommes accroché au long de ma voix, les femmes me fusillant des yeux pour mon talent. Je ne me considère pas talentueuse mais plus tôt chanceuse. Je l'attendais lui. Je savais qu'il me regardait a chaque passage. Il y avait toujours sa présence.

Nous ne nous connaissons pas certes mais il est toujours là quand même. Je ne lui ai jamais parler, il ne m'a jamais abordé. Toujours cet air impassible sur le visage il me regardait, me dévorait des yeux pendant plus d'une heure jusqu'à se que mon heure se termine, je revenais toujours faire une chansons ou deux en cas rappel. Puis je passais dans le bar pour saluer la plus part du temps des hommes trop curieux puis je me rendais dans la ruelle pour passer à d'autres choses. Pour certains se serait une sortes de torture mais d'un autre point de vue. Je ne suis pas d'accord. C'est un moyens de décompresser, de penser à d'autre chose.

Quand se fut la dernière note, je me relève voila. Finis pour se soir. Je salue d'un sourire gracieux toute la foule puis me retire dans l'ombre de la loge qui ressemble plus à placard à balai ! Petit, sombre, du parquet sur les murs jusqu’au plafond. Une simple table face à un miroir fendue en deux. Un tabouret de bois et un porte manteau. J'entre en traînant des pieds, je m'étires en soufflant, la pression est toujours très lourde. Une personne frappe à ma porte, mon patron. Un vielle homme, petit un peu rond des cheveux grisonnant. Il me fait toujours peur. Me félicitant de ma prestation que je viens de faire il me lance une enveloppe d'un sourire narquois.

Ma paye. Un sourire timide se dessine sur mes lèvres et le remercie d'un signe de tête puis je passe prêt de lui en serrant mon sac contre moi. J'enroule mon blouson de cuir sur mes épaules en ramenant mes cheveux en queue de cheval sur le côté. Je marche une dizaine de mètre tout juste puis tourne au détour d'une petite ruelle étroite froide et sombre. Je m'assois comme toujours sur le petit muret, je suis toujours seule. Toute mes soirées se ressemble, toute mes journées sont identique. Je me lève, je sors avec mes amis, je rentre, me change, arrive au bar, je chante une heure et demi, je repars, je passe dans cette ruelle pendant une demie heure puis je rentres défoncé. Voila à quoi ressemble ma journée. Pathétique, triste, sans aucune fantaisie. Mais se soir tout serait diffèrent. Je ne pensais pas tomber sur lui !

Je sortis des petites gélules de couleur, je souris. Je ne me piques pas. Mais se ne serait pas bien loin celons beaucoup de mes amis. Je fumes et j'ai déjà sniffer bien sûr. Beaucoup veulent me tuer quand ils le sachent. Mais a part mes amis les plus proches, personnes n'est au courant, pas même ma famille et heureusement. J'en pris trois premières. Puis après cinq minutes deux nouvelles, mon sang se réchauffait petit à petit, tout autour de moi tournait. Des nausées montent petit à petit dans mon estomac. Ma respiration accélère et devient presque haletante, d'ici vingt minutes je serais dans mon monde, toute seule.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: (arinoa) tu t'es vue quand t'as bu?   Ven 13 Fév - 10:16






Ariel & Noa
Tu t'es vue quand t'as bu?
Le froid piquait mes joues. Je remontais le col de ma veste, attachant le dernier bouton. J'en venais à regretter de ne pas avoir mis une écharpe. Le mercure ne devait pas monter haut sur le thermomètre. Peut-être même que nous étions dans les chiffres négatifs. Mes mains toujours enfouies dans mes poches, j'augmentais la vitesse de mes pas. Cette soirée, je n'avais pas pris mon vélo, privilégiant mes pieds. Forcément, je perdais en vitesse mais je gagnais en chaleur. Fallait faire des choix de temps à autre. Mon regard observait le sol. Je connaissais mon chemin par cœur. Dans quelques pas, je tournerais dans cette petite ruelle. Sombre, froide. A vous glacer les os. Je serais une demoiselle, je n'emprunterais jamais ce chemin. On ne savait jamais sur qui on pouvait tomber dans une ruelle si peu éclairée. Pour ma part, si je passais par là, c'était par simplicité. Le chemin le plus court pour arriver chez moi. Simplement. Encore quelques pas.

La ruelle. Mes pas résonnaient sur les pavés. De la fumée sortait de ma bouche à chaque respiration. Pourtant, je n'avais plus froid. S'activer réchauffait. Bientôt je serais à la hauteur du petit mur. Ce petit mur que je regardais à peine à chaque fois que je passe par ici. Après tout, il n'avait rien d'exceptionnel. Juste des briques empilées les unes sur les autres. Pourtant, ce soir, mon regard se posait sur le muret. De la surprise passa dans mes prunelles quand je vis une personne. J'étais trop loin que pour voir les détails de la scène. Trop loin. Pourtant, je détaillais la personne du regard. Demoiselle, cheveux attachés sur le côté. Jeune, certainement. Mais que faisait-elle là, à cette heure-ci? N'avait-elle pas une famille à retrouver? Ou au moins un endroit où rentrer? Ma curiosité reprenait le dessus alors que j'avançais, mon regard la fixant.

Arrivé à sa hauteur, je la reconnus. La chanteuse du cabaret. Mon sang ne fit qu'un tour, mon cœur se mit à accélérer dans ma poitrine. Je l'observais silencieusement, hésitant à passer mon chemin. J'avais d'ailleurs fait deux pas vers l'avant, bien décidé à rentrer chez moi. Bien décidé à ne pas me mêler des affaires qui ne me regardaient pas. Pourtant, un détail venait de percuter mon cerveau. Sa respiration. Un peu trop rapide. Presque haletante. Je n'étais pas médecin pourtant je ne pouvais ignorer que cette respiration n'entrait pas dans les normes. Je me retournais alors. Deux pas en arrière. J'approchais de la demoiselle, de l'inquiétude passa dans mon regard alors que je posais ma main sur son épaule. Instinctivement. "Mademoiselle, vous sentez-vous bien?" Ma voix semblait inquiète, elle aussi. Des petites gélules de couleur se trouvaient non loin d'elle. Des médicaments? Certainement pas. Pas le même emballage. De la drogue, Noa. De la drogue. L'inquiétude monta d'un cran. Les effets de la drogue sur un corps pouvaient être dévastateurs. Je reposais mon regard sur la demoiselle. "Combien en avez-vous pris?" Comme si cela allait m'aider. Qu'elle me réponde deux ou huit, j'allais en faire quoi de cette donnée? Et zut. T'es pas dans la galère Noa. Du tout.



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