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 s'il te plait, n'apprends pas à voler (so)

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MessageSujet: s'il te plait, n'apprends pas à voler (so)   Ven 3 Avr - 19:05

So let me go
I don't wanna be your hero.


Pouvait-elle dire qu’elle était heureuse ? L’eau qui pénétrait ses oreilles, imperturbable disait que oui, le frisson courant sur ses bras disait qu’il commençait à faire froid, mais pas qu’elle était complètement enterrée sous le malheur. C’est un point positif, pense Noam, ça veut dire que je suis en vie. Le bain les gosses détestent ça. Enfin au début, ils adorent, il y a les concours de souffle, les batailles de mousse, les minutes passées sous l’eau, à se prendre pour quelqu’un d’autre, quelqu’un d’imbattable, d’incassable. Au bout d’un moment il fait chaud. Ou froid. Elle se souvient que sa mère repassait dix fois la serviette autour de ses cheveux sombres. Elle était gentille, sa mère, elle est restée dans sa campagne, mais c’est qu’elle y a toujours appartenu. Certains diront que Noam perd un peu la tête, mais en fait, elle a le sentiment de la retrouver, c’est étrange, elle est presque sûre que les gens ça devient fou, ça ne va pas en mieux. Alors finalement elle sort, sort de ses rêves d’enfant qui devraient commencer à voir un peu mieux, parce que sa résidence s’ennuie un peu d’elle. A la télévision ils ne disent rien de nouveau, elle enfile un vieux jean, déchiré aux genoux, penchée en essayant de reconnaître les célèbres frimousses qui se secouent derrière un micro. C’est The Cure et Friday I’m in love. La voilà qui rigole, en tailleur sur son canapé, à se souvenir de ce qu’elle lui a fait ce soir-là. Et elle se sent tellement stupide, à quoi est-ce-que ça sert de lui courir après, maintenant. Elle se sent petite, terriblement petite. Mais y a quelque chose qui la pousse dehors, sur ses guibolles de minuscule, dans sa démarche encore soulevée d’amertume, c’est vrai qu’c’est effrayant. Allez Noam, ce n’est que quelques semaines loin de Soen, et ce n’est qu’une dizaine d’échappées étreintes, pas une trahison. T’aurais pu faire bien pire. Il a sa vie de super-héros planqué à vivre, il a beaucoup, beaucoup de nuits à passer sans elle, parce qu’il l’a dit, il peut vivre comme ça. Et Noam. Elle a peut être pas pensé à la vie sans lui, Noam. Elle a du mal à se rappeler des détails, elle a du mal, elle devrait pas. Noam ne le trouve pas chez lui, d’ailleurs elle ne comprend pas ce que fout un double des clefs dans son fut. Ah ça pique, ça brûle, les doigts passent nerveux à la nuque. Faut grimper, Noam, tu te souviens de quand tu le voyais perché là-haut ? Mais pourquoi t’as peur Noam ? Il sait pas voler ? C’est ça qui te fiche la frousse ? Ou alors, t’as peur qu’il soit pas là non plus ? T’as peur qu’il aie quitté la ville ?
Noam, il est là. Il est pas toi, il aime pas fuir. Ses mains lâchent la porte, ses mains s’calment si seulement le reste arrêtait de trembler. Tout reprendre au début, tu parles d’un gâchis, Noam. Du courage, elle a besoin de courage, elle veut y aller, elle veut se pencher dans le vide et le trouver, elle veut pas de cette réalité si terrifiée, elle aimerait s’taire et l’attraper, mais c’est elle qu’est partie, c’est elle. Maintenant à son tour de s’asseoir sur le toit du monde. Le sien. Le leur, lequel ? So, je n'arrive pas à dormir.

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MessageSujet: Re: s'il te plait, n'apprends pas à voler (so)   Sam 11 Avr - 19:21

ça fait quoi. une heure ? deux ? trois ? la demi journée ? que t''es là, allongé sur le toit de l'immeuble. à flirter avec le vide. jouer avec la gravité. t'as observé le soleil décliné. t'as finit par laisser tomber la nicotine ordinaire pour enfiler joint sur joint. les comètes, étoiles et autres astres ont pris possession du ciel. mais y a l'aura de la brune qui apparaît non loin. entrant dans l’équilibre de ta tranquillité. la porte qui grince, les pas désordonnés sur le gravier. distraction inutile. jamais tu ne tournes les yeux vers elle. vers celle dont t'as pris soin. avec qui t'as du jouer les super héros manqués. pas le rôle de ta vie. la fille en détresse ne lui colle pas à la peau. vous êtes réel, vous êtes pas ses pauvres acteurs de films raté. incapable de regarder l'origine de ton malheur. t'as pourtant le corps qui se réchauffe quand elle approche. faut dire que c'est pas n'importe quelle brune. c'est pas n'importe quelle âme qui frôle la tienne. c'est elle. celle de noam. celle qui t'as laissé au bord du gouffre. tu croyais pouvoir survivre so, t'as faillis sauter pourtant. abandonner le navire. les doigts emprisonnés sur le joint se rendent vers ta moitié. rêve, cauchemarde, somnambule, imagine. j'te l'ai dit, faut pas dormir. tu ferais pas un bon conseiller soen. à répéter la même chose. deux fois. trois fois. t'es sûr que ça peut pas être ta voix qu'elle aime, noam. trop distraite, impassible, sans sentiments depuis des jours, avec le ton de la fumette qui te monte à la tête aujourd'hui. comment elle pourrait l'aimer, cette voix là ? t'attends qu'elle attrape le bout de rêve concentré. perché dans le vide, les jambes qui se balancent. ça te rappelle quand t’étais gosse, les jours où tout se passaient bien. la balançoire dans le jardin. tu t'en rappelles so ? les après midi avec ta blonde de petite sœur, à la pousser de plus en plus haut dans les airs. presque à toucher le soleil. un jour j'serais là haut, entrain de visiter la voie lactée. que tu dis, les yeux levés vers les bourgeons lumineux. un jour tu les rejoindras. que ce soit seulement ton esprit ou non. tes yeux dérivent, dérivent pour finir sur les lampadaires en bas. sur le béton, et sur les rares âmes perdues en dessous de vous. t'as presque oublié noam. presque. mais tu sais qu'elle te fixe. tu serais près à sauter. agiter tes ailes invisibles, pour recevoir ce genre d'attention tous les jours. toute ta vie. tu sais que ça sera jamais possible. noam, c'est noam. elle t'a abandonné. elle le refera. autant allé t'écraser en bas, que de revivre ça encore une fois. il est attirant. le bitume.

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MessageSujet: Re: s'il te plait, n'apprends pas à voler (so)   Sam 11 Avr - 23:55

Ils ne se sont pas vus après le dernier orage - elle n’a pas grandi depuis - Noam a les océans calmes de celles qui ont oublié. Elle aimerait que Soen ne veuille pas rêver, aujourd’hui. Mais Soen n’aime pas dormir. Soen, il a fait tout ce que l’on pouvait faire pour rêver, il a même attrapé leurs ailes, aux anges les plus sages. Elle, laissée à terre, continuait de ramasser les morceaux de la nuit dernière, la nuit, qui s’éloigne, à chaque fois un peu plus. Il lui a dit, tout ce qu’il faudrait dire à une fille pour l’atteindre; elle s’était endormie, dans ses draps, contre l’étrange sentiment de lui avoir appartenu, une fois. Mais Soen, il ne dormait pas. Les nuages couvrent beaucoup, énormément pour qu’elle s’arrête. Juste là, il continuait d’exister. La bande tournait, le monde tournait, pourtant, Soen restait. Dans le ciel, le garçon est occupé à relier les étoiles qui dorment contre le flanc des planètes, Noam attend. Noam attend, dès que Soen se tait, et si elle manquait quelque chose ? Si quelque chose manquait ? Une main levée, puis abaissée, l’enchaînement est identique aux semaines précédentes. Elle espérait que ça aie changé, que maintenant elle sache venir à lui, l’attraper, le rassurer, lui assurer que tout va bien, qu’elle sait dormir seule, vivre seule. Vivre pour sa petite personne, se contenter de ça. Fuir, ou lui rire au visage, pour un nez cassé, une fracture à apaiser d'un murmure amical, peut être bien que ça n’avait pas suffit. Il y a les sourires qui cèdent à enfin le trouver, à enfin l’atteindre, pour une réponse. Elle voudrait être égoïste. Car dansent dans ses yeux clairs les solitudes des autres jours, Noam n’étant pas là, peut-être avait-elle enfin atteint son monde, avait-elle réussi à provoquer ce qui était si intouchable. J’en peux plus de simplement rêver, Soen. Aussi le perdait-elle. Elle ne pensait pas perdre les autres, en fait, elle n’était pas si proche; dans ses tentatives. Il était pas les autres, alors. Pendant que Soen s’échappe, il y a les astres qui tombent, deux par deux, on leur a tant promis. Presque, se rencontreraient-il, une fois le ciel vidé de ses maladifs besoins de jour et de nuit. Mais on est pas dans l'entre-deux, Noam, il n'y a pas de mot pour ça, Noam; je suis à toi, mais non. Seulement il y a un silence, c’est aujourd’hui. Aujourd’hui, elle se souvient. Elle l’a laissé. Combien de fois. Combien de fois. Soen, combien de fois, pour une seule, petite, ridicule connerie. Elle n’approche pas, elle n’approche pas, elle a menti. Elle déteste mentir. Lui mentir. Dire des mensonges, tous les gosses le font, pas vrai ? Mais ça ne va pas, ce n’est pas ça être heureux, ce n’est pas ça. Descends de là, Soen. S’il te plait. Descends, et je t’y emmène, là-haut. Ce n'est pas juste Soen, maintenant. Il est en train de s'envoler.

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MessageSujet: Re: s'il te plait, n'apprends pas à voler (so)   Mer 15 Avr - 9:10

tu ris jaune à ses paroles. le corps flirtant encore avec le vide. elle, t'emmener là haut. pas maintenant. pas là. pas dans ces conditions. peut être jamais. t'es absolument d'humeur à rien. surement pas avant d'avoir régler les détails de votre histoire. si jamais histoire il y a eu entre vous. parce que tu commences à croire que ce n'était que du vent. tous ça. tous ces mots. que rien ne l'a atteint. et là tu te sens faible et émotif. elle débarque comme une fleur. la belle rose fringante de printemps. belle et pleine de piquant. et t'as clairement pas envie de t'y frotter aujourd'hui. t'en est incapable. tu te relèves, mais t'as hésité avant, comme si c'était pas assez tentant, le sol paraissait bien assez attirant. autant mourir en essayant de voler, plutôt que de mourir parce qu'elle n'est pas à tes côtés. tu la pointes d'un doigt accusateur. perturbé par sa présence là devant toi. le ton monte. tu contrôles plus ta voix. des paroles sont des paroles, quelque soit le ton utilisé. elles peuvent être aussi tranchante qu'une lame. alors que parfois, il ne faut que douceur pour régler un problème. sauf que c'est noam, noam c'est pas n'importe qui, et entre douceur et froideur, tu ne sais jamais quoi faire. peut être simplement trouver le juste milieu. pour le moment t'as juste épuisé ton stock de tendresse. va falloir que t'en rachète un à l'épicerie du coin. t'en sera incapable. parce que t'etais pas là no. t'etais plus là. tu m'as abandonné. t'as disparu. ET JE FAIS COMMENT SANS TOI HEIN ? JE FAIS COMMENT ? t'as les pupilles trop dilatées pour voir le monde correctement so. tu vois que no est là, mais c'est comme si elle l'était pas pour toi. elle a été porté disparu, dans ton coeur et dans le monde alentour. faut pas rêver, ça peut pas être elle, la vraie noam, devant toi. et si c'était la vraie noam, son vrai corps. t'aurais des raisons de la joue égoïste. parce que tu t'es trompé so. t'as eu tort. tu peux pas faire l'effort de vivre sans elle. c'est devenu impossible. pourtant elle t'as forcé à vivre sans sa voix pour te bercer. experience foireuse. pire que foireuse. t'as ton regard des mauvais jours. mauvais jours pas assez rare en ce moment. les mains qui se crispent. tas pas envie de lui faire du mal. mais tu te rends pas compte que les mots suffisent à la blesser. tu récupères trop brutalement le bout de rêve en nicotine qui arrive à sa fin. tu le laisses dégringoler sur le gravier, dégouté. t'aurais pu être morte c'était la même chose.


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MessageSujet: Re: s'il te plait, n'apprends pas à voler (so)   Ven 17 Avr - 0:42

Incapable, et puis tellement occupée, à traverser les couloirs, à ignorer les bulles qui grimpent contre ton cœur, qui gonflent, des putains d’tumeurs. Tu pensais pas que ça rendait malade, tu pensais pas que tu perdrais le chemin d’la maison, mais tu valais pas l’coup Noam. Tu supportais pas de lever le menton vers lui, pas bien droite, dans les rivières qui se mettent à vous écarter en mètres. Bordel, t’essayais de pas fermer les yeux. T’essayais de l’écouter. T’essayais de plus rêver. Pour l’attraper, il est si loin. Elle a droit qu’à son mutisme, pour pas le faire quitter la piste.
La brune panique, la brune abdique, comme les soleils laissent le toit, un instant aux ombres dévastatrices. Il a raison, c’est trompeur, c’est fourbe et quand ça dessine les moments critiques, ça l’est d’autant plus… Mais son corps se calme pas, son corps se tait pas, il hurle à la mort, il l’agite de tous les côtés. Noam, elle attrape ses bras, l’un emboite l’autre, avec faiblesse. Son buste est lâche, les yeux glissent en l’air, il sait la voir, hein ? Elle recule, elle y arrivera pas, elle connaît pas, ses vitesses affolées. Elle le connaît pas. Plusieurs fois, elle avait déposé à son oreille, que y avait tout ces jours qu’existaient pas pour elle, parce qu’il était pas là. Il lui disait; que ça irait, sans eux. Le premier où elle se contentait d’un soupir, le deuxième, moins appuyé aux côtés de ses joues fatiguées, ce sourire, répété. Ou quand elle oublie d’éteindre la télé, dans le salon d’Ava et Soen, parce qu’elle n’a pas eu la patience d’une nuit aussi longue que la leur. Ce serait facile de dire qu’en un sourire elle sauverait le monde. Si seulement un des deux était foutu d’porter une cape. Y a ses accents, noyés sous les toxiques réalités, les petites parties de l’univers, au fond, il finit par les récupérer. Alors sa voix perce les nuages comme s’il  en pouvait plus que ça continue de se déchaîner au dessus. Sauf que. Sauf qu’à lever les deux au ciel, elle est incapable, incapable de comprendre tout ce qu’explose dans sa tête. C’est d’sa faute, c’est ses chaussures de gamine qui continuent de rembobiner la cassette. Et l’film se rejoue, et pour un peu, elle se souvient d’tout. Ses folies, Il les préfère comme ça, brutales, prises sur le tard, à les regretter ensuite et voir Noam inquiète. Et voir Noam si proche. Son manège, elle le prend. Grimpe, maladresses qui tentent de pas s’inquiéter du vide. Encore à s’demander où il trouve toutes ces tragédies-là, où est-ce-qu’il arrive à chercher Superman. Elle en veut pas non, elle en a pas besoin.  Noam, elle aurait préféré pas entendre, au fond, elle voulait les masques et les doigts qui s’atteignent dans une attente interminable, que ça arrête de faire mal, un peu. Ses douleurs, elle s’en souvient autant que la fois où elle a pas su s’en aller. A qui la faute, maintenant ? Se dressent, en plein milieu d’la terreur, les vérités qui continuent de venir, entre ses équilibres. Il va tenir. Elle se répète, il va tenir. Lui qu’aime tant partir, elle s’dit qu’il va revenir au sol. Tu sautes. Je saute. C’est toi et moi. Rien qu’toi et moi. Comme Jack et Rose. On peut faire ça. MAIS JE VEUX PAS. T'AS PAS BESOIN DE VOLER. TU COMPRENDS CA ? TU COMPRENDS ? Rugir. Rugir, ça te va si bien, maintenant qu’t’es faible, crevarde. C’était un geste de trop, que d’être montée, de vouloir le prendre et plus le laisser.
Pas au vide. Pitié, pas au vide. Au fond, elle savait pas faire pareil. Rester là et puis s’dire, une seconde, qu’on a rien à se reprocher, qu’après tout, on était là que pour les secondes en plus. Soudain quand les ovales se croisent, elle comprend qu’il y a trop d’choses, trop d’choses qu’elle a pas encore. Sans toi, elle pourra plus.

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MessageSujet: Re: s'il te plait, n'apprends pas à voler (so)   Dim 19 Avr - 17:43


oh allez no. arrête. le prends pas dans tes bras alors que t'en as pas envie. tu sers les poings, juste pour passer tes bras autour d'elle, juste pour pas craquer. parce que tous les poings n'ont pas été mis sur les i. que beaucoup reste à éclaircir. vous êtes encore en plein dans un voile noir. t'as l’impression que la lune est partie. a refusé de servir de témoin. elle finit par se décrocher la brune. pour mieux rugir, comme la lionne qu'elle a toujours été.
elle s'époumone à te dire que vous êtes comme rose et jack. mais le bateau, il est déjà entrain de couler. il a déjà arrêter l'iceberg. et t'es presque sûr que tu sais plus nager. les rugissements continuent. t'as même plus peur, que des tarés sortent vous observer depuis le sol, devant une pièce de théâtre. a la romeo et juliette. c'est pas parce que t'es au bord d'un toit que tu vas sauter. c'est pas parce que t'as un couteau à la main que tu vas tuer. je vais pas sauter. encore moins avec toi. je refuse de t'emmener dans la tombe. c'est ça. cherche toi des excuses so. si le seul moyen de l'avoir pour toi, pour l'éternité, c'était de ce toit. tu le ferais sans hésiter. t'es égoïste so. surtout quand t'es avec elle. surtout quand tu la veux elle. tu t'obliges à reculer, encore, et encore. toujours en la regardant. tu pourrais foutre un pied dans le vide que tu la regarderais toujours. les pensées qui s'éclatent en feu d'artifice dans ta tête. juste six mots qui ressortent par dessus les autres. ancrés bien au fond. les seuls qui refusent de céder à la folie. JE PEUX PAS VIVRE SANS TOI. JE VIENS DE TE LE DIRE MERDE. encore les cris dans ta gorge, qui se déversent sans pause sur son corps frêle. la vérité qui franchit tes lèvres sans rencontrer de résistance. sauf que tu te trompes. elle est loin d'être fragile la brune. peut-être même plus résistante que toi. no, elle se révèle ton antidote. ta défonce d'il y a deux minutes, elle est passée. un verre de glaçon qu'elle vient de t'envoyer à la tête. et toi. t'as juste la souvenir de cette soirée, où les rôles étaient inversés. où t'as sorti ta cape déchirée. où y a eu des paroles échangées, qui ne semblent plus avoir d'importance. tiens ils sont passés où, les deux amoureux, qui voulaient vivre côtes à côtes. mais c'est comme cette nuit. celle où t'avais le pif pété. tout ça tu vas te démerder pour oublier hein ? parce que j'ai l'impression. que tu veux te souvenir de rien no. ni de cette nuit. ni des mots qui vont avec.

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MessageSujet: Re: s'il te plait, n'apprends pas à voler (so)   Dim 19 Avr - 23:14

LAISSE-MOI UNE MINUTE, SOEN. Un tic nerveux qui rendrait fou n’importe qui. Il la voit même pas. Il la voit pas, lancer ses yeux fous sur le vide et s’dire, que c’est elle, qui va finir par sauter. Arrête de griffer tes cuisses. Merde Noam, arrête. Doucement que ses ovales reprennent le nord, qu’elle arrive à l’affronter de ses eaux perturbées y a tout le dessin d’une vie qui semble se dresser et s’adapter au visage du brun. Jamais, elle a su, mais maintenant, elle le fait, ralentir, arrêter de capturer chaque image. Des filtres de couleurs par dizaine les surplombent, elle veut attraper ses mains mais, elle est tout juste capable de pas tailler sa peau pour se rappeler là où elle doit être. T’es plus une enfant, Noam, tu continues de penser comme telle, seulement à chaque fois tu réalises qu’il te fait voir tellement et parfois t’aimerais l’avoir rencontré plus tôt.
L’air docile braqué sur la figure elle attend que ça ne fasse plus rien passer, sinon sa voix teintée d’empressement, il a du les rejouer, encore et encore, attendre que ça sorte. Là elle se répète, ça faisait des semaines. Des semaines. La gravité est une salope, assez pour qu’elle dérape, mais elle peut pas s’empêcher de s’assurer qu’au delà de ses mots y aie rien qui dépasse les limites du possible et. Il a de ces yeux insaisissables où on essaie de se retrouver, mais ça fonctionne pas. On peut s’acharner, puis non ça veut pas. Noam pourquoi est-ce-que t’as fait ça ? Elle l’entend bien, hurler ce qui pourtant forme pas les bonnes phrases, ce qui lui demande tant, qu’elle est incapable de fixer sur le monde. Y a ses malades pouces qui s’acharnent contre la chair, pour un peu elle souffrirait presque, elle y arriverait presque. D’un rire elle implore l’air de venir à ses poumons, et les mains de plus s’agiter, et les paumes de pas se plaquer à son propre visage. Si peu tenace, si inadéquat, si fragile. C’est parce que cette nuit-là j’ai compris que je serai plus capable d’oublier. C’est parce que cette nuit-là je t’ai aimé. Je t’ai aimé plus que- plus que n’importe quoi Soen.
Alors il coupe le film. En plein milieu, il le fait oui. Parce qu’il a toujours été celui impulsif, celui fiche-en-l’air qui décidément regarde pas en arrière. Y a les cassettes qui s’empilent dans son petit cocon insipide, quand il lui demande simplement de vivre et alors, elle est plus bien sûre de faire la bonne chose.
Noam. Noam pourquoi est-ce-que t’as fait ça ? Mais. Mais moi je vais nulle-part Soen. Je suis lâche, c'est tout ce que je suis. Elle lui en veut de pas respecter tout ça, de plus vouloir des manèges et les souvenirs se ramènent comme si de rien n’était parce qu’ils sont loin d’être rien. C’est Soen. Son beau Soen, qui maintenant, a l’air du plus sensé des deux, et elle, elle aimerait comprendre ce qu’il y avait de plus important que Soen. Les autres jours. Est-ce-qu'elle avait toujours envie de sauter ?

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