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 (Loan) Les joies de la colocation

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MessageSujet: (Loan) Les joies de la colocation   Mer 25 Fév - 11:19


les joies de la colocation

La plage. Ou plutôt la mer. Une demi-heure plus tôt. Mon souffle chaud à quelques centimètres de ses lèvres. Le désir de franchir cet obstacle invisible, de goûter à sa peau. L'envie refoulée. Un sourire taquin s'était posé sur mes lèvres alors que j'allais les déposer sur sa joue. Un peu de tendresse dans un monde de brutes. Un jeu de séduction amusant. A cet instant, je ne savais pas encore que ce serait toujours ainsi entre nous, qu'elle allait me provoquer à m'en rendre fou. Mais que je tiendrais bon. Que je ne serais pas ce premier à flancher. Non, je ne serais pas faible. Mieux, je serais un redoutable adversaire. Les lèvres de Loan se posèrent sur les traces laissées par ses ongles. Je laissais échapper un petit rire alors que je m'imaginais, enfant. Une petite bouille triste et une maman me donnait un bisou magique. Cela aurait du se passer comme ça. Sauf qu'il était arrivé dans nos vies et qu'elle n'avait eu d'yeux que pour lui. Fini les bisous magiques. Pourtant, à cet instant, j'avais ri. L'effet de la drogue sur mon cerveau novice sans doute. Une main se glissa dans la mienne, mes doigts se refermèrent instinctivement sur elle. Et je me laissais guider hors de l'eau. Le sable collait sur mes pieds et le bas de mes jambes. Ce n'était pas dérangeant. Mouillé, j'observais nos vêtements. Sans serviette, il allait falloir les passer sans prendre la peine de se sécher. A moins que Loan ait un bout de tissu faisant l'affaire dans son sac. 'Bon, c’est où chez toi ? Car n’oublie pas que j’ai gagné.' Ho non, je n'avais pas oublié. Un sourire se dessina sur mes lèvres. 'Tu verras bien assez tôt' murmurais-je, voulant la laisser mariner un peu. Elle allait devoir me faire confiance et me suivre. Sans adresse. Alors que j'allais lui poser la question de savoir si par chance elle avait une serviette dans son sac, je la vis se rhabiller. De toute évidence non. Super. Je poussais un soupir avant d'attraper mon jean et de l'enfiler. Sensation désagréable de vêtements collés sur ta peau. Je décidais de ne pas remettre mon tee-shirt, le jetant négligemment sur mon épaule. 'J’espère que ce n’est pas trop loin, car j’ai la flemme.' J'haussais un sourcil en la voyant rouspéter légèrement. 'Si tu continues comme ça, ce n'est pas à pied que tu feras le reste du chemin' Taquinerie dans le regard, voix amusée. Je n'avais rien de menaçant. 'Allez, viens' finis-je par lui dire, attrapant une nouvelle fois sa main. A cet instant, je me sentais bien. Correctement à ma place. Sa main collant la mienne.

Bâtiment Bleu. La promenade nous raccompagnant jusque chez moi c'était faite dans un drôle de silence. Je n'avais pas cherché à faire la conversation, bien trop concentré sur mes pas. Les grains de sable dans mes chaussures me provoquaient une petite douleur. Mais j'avais déjà tellement connu pire. Le bâtiment bleu arriva enfin devant nous. Tenant toujours la main de Loan, je pénétrais dans le hall. 'L'ascenseur est en panne. Manque de chance pour toi. Il va falloir prendre les escaliers' Je la faisais marcher. L'ascenseur fonctionnait parfaitement. Mais je voulais encore la voir rouspéter. Comme sur la plage. Je montais donc les étages, Loan sur mes pas. Ma clé tourna dans la serrure et je m'effaçais, laissant entrer la demoiselle dans mon appartement. 'Voilà, fais comme chez toi. Y a des serviettes dans la salle de bain à droite. Je vais me faire un café, tu en veux un?' Si elle comptait sur un tour du propriétaire, elle pourrait le faire elle-même. Je lui en laissais l'occasion. L'appartement n'était pas très grand, propre mais pas entièrement rangé. Aucune photo personnelle. Rien de ma vie antérieure. Un bordel organisé. Et un chat dans son panier.


© charney
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MessageSujet: Re: (Loan) Les joies de la colocation   Mer 25 Fév - 21:42






J’avais pris sa main, et ce symbole c’est comme si je lui avais donné ma confiance. Le chemin fut bref, court, dans le silence. Finalement, on avait pas besoin de parler mais de profiter de cette présence à nos côtés. Je pense que cela faisait du bien, à tous les deux. J’avais de plus en plus froid mais à l’intérieur de moi, je sentais comme une chaleur, tellement rare.

Pénétrant dans le bâtiment, Maxwell me fit savoir que l’ascenseur était en panne, j’accompagnai cette annonce d’un grand soupire. Je le laissa passer devant, dans les escaliers. Je sentais mes bassettes imbibées d’eau retenant mes pieds ou peu plus prisonniers.

Pénétrant dans l’appartement, je trouvais le lieu charmant. Pour un garçon, disons que le lieu n’était pas mal.

- Voilà, fais comme chez toi. Y a des serviettes dans la salle de bain à droite. Je vais me faire un café, tu en veux un?

Bien sûr que j’allais faire comme chez moi, quand on m’invite, je prends vite place. Je dépose mon sac de sport sur l’une des chaises de la salle à manger et me retourne vers Maxwell.

- Oui je veux bien, un café latté, si tu as bien sûr. Bon, ben je vais vite prendre une petite douche alors, je me sens poisseuse. Avec toute cette eau dans mes chaussures et mes cheveux qui sentent l’eau de la mer … Je répète, je vais aller prendre une petite douche, avec de l’eau chaude, très chaude …


Dis-je avec un grand sourire. Je me dirige donc vers la droite, je n’ai pas de mal à trouver la salle de bain. Je me déshabille en laissant trainer mes vêtements sur le sol, je fais couler l’eau et me glisse sous le jet. Un bien fou. J’étais certaine qu’il n’allait pas venir, bien évidemment.



_________________

Je ne veux montrer à personne ma douleur et mes faiblesses. Je veux être cette personne souriante et joyeuse quoi qu'il arrive et qui fait genre d'être intouchable. Je veux rire à la gueule de ma vie et de mes problèmes, passer par dessus et continuer à me relever sans cesse.
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MessageSujet: Re: (Loan) Les joies de la colocation   Jeu 26 Fév - 10:44


les joies de la colocation

Il en fallait de la confiance pour suivre un parfait inconnu. Pour se laisser entraîner dans un endroit que l'on ne connaissait pas, avec une personne que l'on avait rencontré le jour même. La situation aurait pu paraître dangereuse. J'aurais pu être un de ceux qui profitent de ce genre de situation. Une demoiselle en détresse, une proie si facile. Pourtant, je n'étais pas comme ça. On m'avait souvent traité de crétin. Les femmes surtout. Mais je ne les avais jamais forcées. J'étais respectueux sur ce point. Et surtout, ce soir, je n'avais pas réellement l'idée d'un plan drague. Un petit jeu de séduction s'était pourtant installé entre Loan et moi. Quelque chose me disait d'ailleurs que nous allions encore nous en amuser. Elle était belle et elle avait déjà su faire monter le désir dans la mer. Elle le ferait certainement encore. Et je répliquerais.

Main dans la main, nous arrivions devant mon immeuble. Le chemin n'avait pas été très long. Le silence que l'on avait laissé s'installer entre nous ne m'avait pas pesé. C'était juste comme si on profitait d'un moment, côte à côte. Après avoir monter les escaliers -de ma faute car j'avais eu l'envie d'ennuyer Loan- j'avais ouvert la porte de mon appartement et m'étais éclipsé, laissant la demoiselle pénétrer dans mon habitation. 'Oui je veux bien, un café latté, si tu as bien sûr. Bon, ben je vais vite prendre une petite douche alors, je me sens poisseuse. Avec toute cette eau dans mes chaussures et mes cheveux qui sentent l’eau de la mer … Je répète, je vais aller prendre une petite douche, avec de l’eau chaude, très chaude …' Un café latté. Les goûts de la demoiselle étaient précis. Si j'en avais? Pas réellement. Mais je pouvais toujours m'arranger pour que cela ressemble un peu à la commande. 'Je peux toujours rajouter du lait chaud dans le café' Je m'étais dirigé vers la cuisine et m'activais déjà autour du percolateur. Quelques instants plus tard, le café coulait. Et Loan m'expliquait qu'elle allait prendre une douche. Un sourire se dessina sur mes lèvres. Elle semblait déjà fort à l'aise ici. Et ce n'était pas pour me déplaire. Elle me répété d'ailleurs l'information. Une douche à l'eau chaude. 'D'accord. Tu trouveras tout ce qui te faut dans la salle de bain...J'espère que tu aimes sentir l'homme' Je lui lançais un clin d'œil. C'était vrai, je n'avais que du gel douche masculin, il faudrait qu'elle s'en contente. Je m'activais, sortant les tasses. Le bruit du jet d'eau parvint à mes oreilles. La tentation de sentir la chaleur de l'eau sur mon corps. Et l'envie de simplement passer un autre moment avec Loan. Trop tentant. J'entrais donc dans la salle de bain sans prendre la peine de toquer. Les vêtements de la demoiselle étaient éparpillés sur le sol. Le rideau tiré, je ne pouvais pas encore la voir. 'Du sucre dans ton café?' Phrase dite naturellement alors que j'enlevais mon pantalon. Du sable était collé sur le bas de mes jambes. Une douche me ferait le plus grand bien à moi aussi. Mais j'hésitais à me glisser près de Loan. La tentation serait trop grand et je n'étais pas certain d'arriver à ne pas céder.



© charney
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MessageSujet: Re: (Loan) Les joies de la colocation   Jeu 26 Fév - 23:11






C’est bizarre à dire mais oui, j’aime sentir l’homme.
C’est vrai que c’est une odeur agréable, voir même rassurante. D’ailleurs, généralement j’achète des déodorants pour homme. Je trouve cela tellement enivrant et sexy …

J’entendis la porte s’ouvrir accompagnée de la voix de Maxwell.

- Du sucre dans ton café ?

- Oui, un petit peu s’il te plait

Lui répondis-je. J’entendis un bruit, comme une ceinture de pantalon qui cogne sur le carrelage. J‘ouvris légèrement les rideaux pour regarder ce qui se passait dans la pièce. Maxwell, pantalon enlevé, était au milieu de la pièce. Petit sourire aux lèvres, je le regarde quelques instants avant de sortir de la douche, avec mon corps de déesse, non j’exagère bien évidemment. Je lui retire alors son t-shirt, et le reste de ses vêtements enfaite, et je l’attire avec moi sous le jet d’eau chaude.

Tout d’un coup, je n’avais pas l’impression d’avoir rencontré ce garçon aujourd’hui, il y a quelques heures. Non, j’avais l’impression de le connaitre depuis toujours, d’avoir toujours été chez lui, de le connaitre par cœur. J’avais envie de l’embrasser, chaque centimètre carré de son corps, de déposer son odeur sur mes lèvres. Je ne ressens pas ce que je ressens d’habitude. Je ne ressens pas de l’indifférence, du mépris, ou encore de la haine envers la gente masculine. Aujourd’hui, c’était différent. Je ne le voyais pas simplement comme un homme, mais comme Maxwell.

Mon cœur battait à la chamade dans ma poitrine, je m’approchai de lui, à son oreille.

- Sache que j’ai toujours ce que je veux.


Je pense que sur le coup, le message était clair, lui, était ce que je veux. Et même si ce n’était pas là, maintenant, dans l’immédiat, un jour ou l’autre, il sera à moi. Droit dans les yeux, je voyais quelqu’un qui en avait bavé aussi, et j’avais bien remarqué que dans le fond, il était comme moi. Peut-être était-ce ça, cette impression de le connaître depuis toujours, de lire en lui. Peut-être que je me voyais à travers lui. Oui bien, c’était simplement une impression.



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Je ne veux montrer à personne ma douleur et mes faiblesses. Je veux être cette personne souriante et joyeuse quoi qu'il arrive et qui fait genre d'être intouchable. Je veux rire à la gueule de ma vie et de mes problèmes, passer par dessus et continuer à me relever sans cesse.
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MessageSujet: Re: (Loan) Les joies de la colocation   Ven 27 Fév - 11:16


les joies de la colocation

Il y avait des personnes qui ne tenaient compte que du physique. D'autres qui mettaient au premier plan le mental de la personne. Et puis certains qui faisaient un savoureux mélange des deux. Je faisais partie de ceux qui accordait d'abord de l'importance au physique. Pour des histoires d'un soir, le reste n'avait pas réellement d'importance. Pourtant, le jour où je chercherais à m'engager, je savais que finalement, le fait qu'elle soit belle dans une de mes chemises n'allait rien arranger si elle avait un caractère qui ne correspondait pas au mien. La beauté ne suffirait pas. Bref. Un sourire s'était déposé sur mes lèvres alors que j'expliquais à Loan qu'ici, il n'y avait que du gel douche homme. Je m'étais alors imaginé sentir cette odeur masculine sur sa peau. Et sa douceur au toucher. Puis j'avais secoué vivement la tête tout en sortant les deux tasses. Nous venions d'entrer dans un petit jeu de séduction avec Loan et je n'avais pas envie de le briser tout de suite. Pas aujourd'hui. Je mettrais un point d'honneur à tenir. Encore. Et encore. Je voulais que ce soit elle qui cède en premier. Et j'espérais qu'un jour cela se passerait. Quand? Je n'en avais aucune idée. J'avais tout mon temps après tout. 'Oui, un petit peu s’il te plait', me repondit-elle alors que je venais de lui demander si elle mettrait du sucre dans son café. L'air de rien, c'était la seule femme dont je connaissais la manière dont elle buvait son café. Les autres n'avaient jamais eu ce droit à ce que je m'y intéresse. Loan, c'était pas pareil. Je venais de la rencontrer et pourtant j'avais cette impression qu'elle aurait pu me comprendre. Cette impression qu'elle avait vécu des choses beaucoup plus douloureuses que moi. Mais je me faisais peut-être des idées. Jusqu'à présent, seule Babylone savait lire en moi comme dans un livre ouvert. Elle était comme mon double, mon moi au féminin. Et cela m'énervait franchement qu'elle sache tout sans même que je parle.

Ma ceinture cogna contre le sol alors que j'enlevais mon pantalon. Les grains de sable collant sur mes jambes me chatouillaient mais je faisais comme si de rien n'était. Gratter ne servait à rien, j'allais m'abîmer. Je n'avais pas vu Loan ouvrir légèrement le rideau, bien trop absorbé dans mes pensées. Elle m'intriguait trop. Et s'en était perturbant. Je ne sentis la présence de la demoiselle que quand elle fut devant moi. Mouillée et nue. Surtout nue. Mon regard bleu la détailla discrètement. Elle avait de jolies formes. Tout en féminité. En un mot elle représentait la beauté. La beauté naturelle. Mais je pense que ça, je l'avais déjà remarqué sur la plage. Un sourire se posa alors sur mes lèvres. De toute évidence, elle n'était pas pudique. Et elle osait la provocation jusqu'à un point inimaginable. Mais je m'étais promis de ne pas céder. Je le devais. Loan ne facilita pourtant pas la tâche, prenant soin d'ôter mon tee-shirt. Et...Hé? Mais...Elle venait aussi d'enlever mon boxer! J'étais donc parfaitement nu, comme un vers.

Sans me poser de question, je me laissais entraîner sous la douche par Loan. Le jet d'eau chaude arriva sur mon corps et je fermais deux secondes les yeux, profitant de cette chaleur. 'Sache que j’ai toujours ce que je veux' Un murmure dans mes oreilles. J'ouvrais les yeux et posais mes pupilles bleus sur la demoiselle. Mon cœur battait plus vite dans ma poitrine. Le désir montait en moi. A cet instant, je m'imaginais lui attraper la nuque, et poser mes lèvres sur les siennes dans un baiser fougueux. Mais je n'en fis rien. Mon regard captura le sien. Ma main droit écarta une mèche de ses cheveux, la repoussant à l'arrière de sa tête. Le message qu'elle m'avait délivré quelques secondes plus tôt repassa dans ma tête. Je l'avais bien compris, elle me voulait. Moi aussi. Mais je n'allais pas lui dire. 'Intéressant' murmurais-je simplement dans ma barbe naissante. Je laissais tomber ma main droite de sa mèche de cheveux à son épaule, effleurant sa peau. Je m'étais d'ailleurs rapproché d'elle de quelques centimètres, mon regard toujours perdu dans le sien. Et alors que j'aurai pu profiter de la situation, alors que j'en mourais d'envie, ma main ne continua pas sa descente vers le bras de Loan. J'attrapais le gel douche derrière elle et cassais ce moment d'intimité. 'Sache que je ne compte pas te faciliter la tâche' Voix amusée. Je reposais mon regard sur Loan alors que j'entreprenais de me savonner.





© charney
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MessageSujet: Re: (Loan) Les joies de la colocation   Ven 27 Fév - 11:32







- Intéressant

Je sentis sa main dans mes cheveux, retombant sur mon épaule, comme une caresse, un baiser. Je ferme les yeux, profitant de cet instant d’intimité. Un instant que je n’avais pas eu depuis bien longtemps. Bien sûr, le moment n’alla pas plus loin puisque Maxwell se pencha pour attraper le gel douche se trouvant derrière moi.

- Sache que je ne compte pas te faciliter la tâche

Je lâchai un petit soupir rauque et en entreprenant de faire ma mine boudeuse. Cependant, ce qu’il n’avait surement pas calculé c’est que j’avais vu le désir dans ses yeux, d’une manière ou d’une autre, c’était gagné d’avance.

Il se savonne, je mémorise chaque partie de son corps. Juste pour me promettre de ne pas oublier cette soirée, moi qui pensais que j’allais passer une soirée, seule sur la plage, à surement y passer la nuit et me retrouver seule, encore, le lendemain matin. Il est arrivé, il a basculé mes projets. Peut-on même dire, basculer ma vie ?

- Puisque c’est ainsi …

Dis-je en lui tournant le dos et en me savonnant moi aussi. Je n’aimais pas rester des heures sous la douche, cependant avec un homme c’était différent … Je me rinca.

- Puisque tu ne veux pas de moi …

Dis-je en me tournant une nouvelle fois vers lui, déposant un tendre – le plus tendre que je puisse faire – dans son cou, remontant vers sa bouche. M’arrêtant. Sortant de la douche.

- J’espère que mon café est prêt.

Dis-je en m’essuyant avec la première serviette venue.



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MessageSujet: Re: (Loan) Les joies de la colocation   Ven 27 Fév - 12:22


les joies de la colocation

J'observais Loan alors que je laissais glisser ma main sur son épaule. Ses yeux se fermèrent. Les miens en profitèrent pour suivre le contour de ses lèvres. Un instant d'intimité. Que je cassais alors. Par jeu. Mais surtout parce que la tentation était beaucoup trop présente. Je n'étais qu'à deux doigts de céder. Impossible que je sois le premier à perdre ce petit jeu qu'on venait d'installer entre nous. J'attrapais donc le savon, tout en prévenant la belle demoiselle que je n'allais pas lui faciliter la tâche. Elle poussa un soupir rauque, m'offrant une petite mine boudeuse. Je laissais échapper un petit rire amusé. Elle était toute mignonne même quand elle boudait. Forcément cela ne m'aidait pas. Mais j'avais la folie de penser qu'elle n'avait rien remarqué de mon désir, qu'elle me laissait de marbre. Oui, j'avais cette folie de penser que mon regard était resté imperméable à toutes ses sensations enivrantes.

Je reportais ensuite toute mon attention sur mon corps, le savonnant. Les grains de sable tombaient dans le fond de la douche. L'instant était délicieux, reposant. Et c'était surtout la première fois que je prenais une douche avec une femme sans la toucher. Une première. Et ce n'était pas si désagréable que ça. 'Puisque c’est ainsi …' Mon regard se perdit de nouveau du côté de Loan. Elle venait de me tourner le dos, et utilisait à présent le gel douche que je venais de déposer. Mes pupilles descendirent le long de sa colonne vertébrale mais je ne fis pas un seul geste pour me rapprocher d'elle. Je fermais une nouvelle fois les yeux, me contrôlant. L'eau chaude coulait sur mon corps, enlevant le savon. Loan venait d'entrer dans ma vie sans crier gare et quelque chose me disait qu'elle n'allait pas en sortir de si tôt. Je lui avais proposé une nuit. Une nuit dans mon canapé. Et pourtant, je ne m'imaginais déjà plus l'appartement sans elle. Et cette pensée me retournait complètement.

'Puisque tu ne veux pas de moi …' Sa phrase me fit redescendre sur terre. Je levais les yeux au ciel. C'était la phrase la moins intelligente qu'elle avait prononcée de la soirée. Pourtant, elle me laissait croire que j'avais réussi à ne rien montrer de ce désir qui m'animait. Et par la même occasion, je pensais gagner un peu de terrain. Elle céderait en premier, j'en étais presque certain. Un tendre baiser fut déposer dans mon cou. Des frissons parcoururent mon corps. Mon cœur se remit à battre la chamade. Ses lèvres remontèrent vers ma bouche. Allait-elle céder? 'Lo' Un souffle léger. Un murmure presque inaudible. Qu'attendait-elle? Rien. Elle s'arrêta comme ça. Et ce fut comme si l'eau était devenue glacée. Pour le coup, elle marquait un point. Elle sortit de la douche et je ne fis rien pour la rattraper. Je terminais donc de me rincer tranquillement. 'C'est tout de même dommage que tu renonces si facilement' fis-je enfin, contre toute attente. De la provoc. Rien que de la provoc. Je fermais le robinet et sortit de la douche, attrapant la serviette que Loan utilisait toujours. Ben oui, il y en avait bien une deuxième mais elle était plus à proximité de la demoiselle alors je n'avais pas hésité à l'ennuyer. Une nouvelle fois. Le regard taquin, j'entrepris alors de m'essuyer, répondant enfin à sa question sur le café. 'Il t'attend dans le percolateur. Faudra encore faire chauffer le lait' Je terminais de m'essuyer, posais la serviette sur le côté et passais devant Loan, sortant ainsi de la salle de bain. Dans la tenue d'adam&eve, j'entrais dans la cuisine et mis un peu de lait dans la vieille machine qui me servait de micro-ondes. Je m'activais afin que tout soit parfait.  







© charney
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MessageSujet: Re: (Loan) Les joies de la colocation   Ven 27 Fév - 22:49






- C'est tout de même dommage que tu renonces si facilement

- Je ne renonce jamais, n’oublie pas ce que je t’ai dit, j’ai toujours ce que je veux. Quand j’aurai gagné, tu ne te rendras même pas compte de ta défaite


Finissant de m’essuyer, Maxwell, sortit de la salle de bain complètement nu. Le beau mec qui se balade à poils dans son salon, servir le café nu, comme dans un rêve enfaîte. Je glissai hors de la salle de bain, nue également, et me dirigea vers les pièces que je n’avais pas encore visitée. La dernière fut sa chambre, je pris dans sa garde-robe un t-shirt que j’enfilai. Je n’avais réellement beaucoup de vêtement et vu que je ne comptais plus sortir aujourd’hui, il me faut bien quelque chose pour moi dormir. Le t-shirt était bien trop large pour moi, petite et finote.

Une fois dans la cuisine, je m’appuyai sur le plan de travail, à ses côtés. Petit sourire taquin, moqueur, je le regardai de haut en bas en exagérant les traits de mon visage.

- Mais regardez-moi ce mec. Si on m’avait dit un jour que j’allais avoir un homme, nu, dans la cuisine préparant mon café, je n’y aurai jamais cru.

Passant ma main dans son dos, je murmura.

- Mais je dois dire, que ça ne me déplaît pas, bien au contraire. Ça me donne l’idée d’une autre utilité de la cuisine.

Dis-je en m’asseyant sur le plan de travail, je passe légèrement mon pieds le long de sa jambe. Cheveux mouillés, retombant sur mon visage, je n’avais pas pris le temps de les sécher. Il faut dire que j’avais en ce moment, d’autres occupations en tête. A chaque fois que je regarde Maxwell, je ressens le désir monter en moi, et bizarrement le besoin d’être dans ses bras.

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Je ne peux pas, me dire qu’il est partit. Je veux dire, comment je pouvais me dire qu’un être ; un petit être composé de sang, d’os, de cellules était en train de se former dans mon ventre ? Comment j’ai pu louper que je donnais vie ? Certes, il n’était pas très grand mais il était là, il avait un cœur. Maintenant que je ressors de cet hôpital, je me sens vidée. Je ne suis plus qu’une coque sans vie. Tu aurais pu être mon espoir, comme mon fardeau, je ne le saurais jamais, puisque tu n’es plus là. Je suis la seule à avoir connu ton existence, et je le resterai. Dès fois, le soir, je me demande comment tu serais, ton odeur de nouveau-né, tes yeux, ta bouche, ton petit nez. Tes petits doigts, tes petits pieds, que j’aurai embrassé, sans m’en lasser. Tu aurais couru dans mes bras, en criant «  maman », tu demanderais pour aller à la plage et faire des châteaux de sable. Je t’apprendrai des comptines, te ferais découvrir les quatre coins du pays. Avec toi dans mes bras, je me serais sentie invincible. Ma force, mon armure, mon bouclier, mon sang, ma chair. Mais tu n’es plus là.

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J’avais envie de le prendre, dans mes bras, de le serrer. De l’embrasser à plus soif, de le sentir, contre moi, en moi. De ne faire qu’un. J’avais une pulsion, cette envie irrésistible qui me bouffait le corps, les tripes. J’avais envie de ressentir que j’étais vivante, pour moi, vivante pour quelqu’un. De savoir que je compte, pour au moins un être sur cette terre. J’avais besoin qu’il me touche, qu’il me sert, qu’il me fasse mal, qu’il me prouve qu’il est là. Pour moi. J’ai peur, peur de me faire des idées, que cette nuit passera et que demain, je devrais me retrouver de nouveau sur la plage, avec mon sac de sport, sans lui, avec moi-même, seule. J’ai peur de m’attacher, pourtant ce que je ressens même après une soirée est loin d’être anodin. Bizarrement, je ressens de l’attachement, peur de l’abandon, cette fois-ci je ne fuirai pas. J’ai besoin de me dire que je suis quelqu’un de normal, que je sais prendre des responsabilités, ressentir des émotions, des sentiments, sans en avoir peur. Car oui, là maintenant, dans cette cuisine, face à Maxwell, cet homme, j’ai peur. Tout passe dans ma tête, des millions de pensées, d’image.

Je tire Maxwell par l’épaule et l’attire contre moi avant de le prendre dans mes bras. Si il me repousse, tant pis, si il me dit de partir, tant pis. Mais cette fois, je n’ai pas fuis, j’ai mis des gestes sur mes émotions, mes envies.
Juste le sentir contre moi. Mon menton sur son épaule, je le sers un peu plus, mes doigts dans son dos, légère pression. J’inspire, discrètement. Dans ma mémoire, graver ce moment.





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Je ne veux montrer à personne ma douleur et mes faiblesses. Je veux être cette personne souriante et joyeuse quoi qu'il arrive et qui fait genre d'être intouchable. Je veux rire à la gueule de ma vie et de mes problèmes, passer par dessus et continuer à me relever sans cesse.
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MessageSujet: Re: (Loan) Les joies de la colocation   Lun 2 Mar - 11:21


les joies de la colocation

'Je ne renonce jamais, n’oublie pas ce que je t’ai dit, j’ai toujours ce que je veux. Quand j’aurai gagné, tu ne te rendras même pas compte de ta défaite' L'eau chaude dégoulinait toujours sur mon torse alors que je prenais soin de fermer correctement le robinet de la douche. Un sourire s'étira alors sur mes lèvres quand je compris que Loan n'avait pas renoncé à cette idée de me séduire. Je venais de la provoquer et elle répondait du tac-au-tac. Elle me répétait une nouvelle fois qu'elle avait toujours ce qu'elle voulait. Et j'avais bien compris que cette fois-ci, ce qu'elle voulait, c'était moi. Je n'arrivais d'ailleurs pas à comprendre pourquoi. C'était vrai après tout je n'étais qu'un homme comme un autre. Je ne possédais rien d'exceptionnel mis à part peut-être un prénom lui faisant penser à un super héros. Sinon, je n'étais pas l'homme le plus fréquentable. J'étais toujours celui qui bousillait les cœurs. Et celui qui en riait. Dis comme cela, on aurait pu croire que j'étais dénué de sensibilité. Pourtant, ce soir, sur la plage, je n'avais pas eu cette envie de bousiller la belle brune. J'avais eu ce sentiment qu'elle en avait déjà assez souffert. Cette envie de faire quelque chose pour lui rendre la vie plus belle. Plus vivable. Mon cœur n'était peut-être pas en pierre après tout. Tu ne te rendras pas compte de ta défaite. La dernière phrase de Loan résonnait dans ma tête alors que je sortais de la douche. La tentation venait une nouvelle fois de céder sa place au jeu que nous avions installé entre nous quelques heures plus tôt. 'Pour l'instant, tu es loin de pouvoir savourer ta victoire' Un regard taquin. Et je lui avais attrapé la serviette qu'elle se servait, commençant à m'essuyer avec. Quelque chose me disait que même si l'un des deux cédait, nous finirions tout de même gagnant dans cette histoire. Du moins, j'en avais la ferme conviction. Parfaitement séché, je passais donc devant Loan, sans lui lancer un seul autre regard. Je lui laissais un moment d'intimité alors que je me dirigeais vers la cuisine, enfournant une tasse de lait dans le four à micro-ondes.

La sonnerie du four retentit et j'enlevais le lait, me brûlant légèrement au passage. Je laissais échapper une injure. Je n'avais jamais été à l'aise dans une cuisine. J'attrapais alors l'autre tasse, versais le café, le sucre et le lait. Je m'activais, voulant que tout soit parfait pour mon invitée. Invitée qui venait de pointer le bout de son nez alors que je prenais les petites cuillères dans un tiroir. Mon regard se posa alors sur elle. Elle s'était appuyée sur le plan de travail à mes côtés. Et je remarquais de suite qu'elle avait enfilé l'un de mes tee-shirts. Un sourire amusé se posa alors sur mes lèvres. Il était beaucoup trop grand pour elle. De telle sorte qu'on avait un peu cette impression qu'elle avait enfilé une robe de nuit. Un sourire moqueur se dessinait sur ses lèvres. 'Mais regardez-moi ce mec. Si on m’avait dit un jour que j’allais avoir un homme, nu, dans la cuisine préparant mon café, je n’y aurai jamais cru.' La situation pouvait être risible, vue ainsi. J'avais cette désagréable impression que j'aurai pu être le serviteur de Mademoiselle Loan, qu'elle aurait pu claquer des doigts et que j'aurais accouru. Cela me ressemblait tellement peu. Tout dans cette situation ne me ressemblait pas. Jamais je ne préparais le café pour quelqu'un. Je ne mettais que rarement un pied dans la cuisine. Et je me foutais réellement de savoir ce que les autres pensaient de mes attitudes nudistes. Car pour le coup, moi, j'aimais me balader avec trois fois rien sur mon dos dans mon appartement. Après tout, j'étais chez moi non? 'Profite, ce ne sera pas tous les jours ainsi', marmonnais-je. Je ne voulais pas qu'elle me voit comme un homme sans défense. Comme un homme gentil et délicat. Après elle serait déçue. Elles l'étaient toutes. Je n'imaginais pas que je puisse avoir cette envie de changer, même pour ses beaux yeux.

Sa main venait de se poser sur mon dos, alors qu'elle me murmurait: 'Mais je dois dire, que ça ne me déplaît pas, bien au contraire. Ça me donne l’idée d’une autre utilité de la cuisine.' Du désir passa dans mon regard. Des idées pas très catholiques d'elle et moi, dans cette cuisine. Je déposais une des petites cuillères dans sa tasse et mélangeais le breuvage. Comme si le fait de touiller dans une tasse allait me faire partir ses idées de ma tête. Ces images d'elle et moi, enlacés. Ces images qui finalement n'arrivaient pas à quitter mon cerveau, Loan les entretenant. En effet, elle s'était assise sur mon plan de travail et s'amusait à présent à passer son pied le long de ma jambe. Je lui jetais un seul regard. Etait-ce suffisant pour qu'elle puisse y voir combien j'avais envie de me perdre dans ses bras? 'T'es un peu trop habillée que pour tenter ce genre d'expérience' J'avais pris un ton détaché. Alors qu'au final, je n'avais qu'une envie: sentir la chaleur de sa peau contre la mienne. La serrer contre moi, la couvrir de baisers. Pendant toute la nuit. Et peut-être la suivante aussi. La protéger contre le monde, contre les drogues. Elle avait tellement cet air de petite fille frêle dans mon tee-shirt beaucoup trop grand pour elle. Et elle réveillait en moi des sentiments que je ne soupçonnais même pas.

Je remplis une deuxième tasse de café. La mienne. Je le préférais parfaitement noir. Fort. Pour me tenir réveiller le plus longtemps possible. Un de ceux si serré qu'il pourrait réveiller un mort. C'était de cette manière que je buvais mon café. Simplement. Alors que je reposait la cafetière, une main se posa sur mon épaule et je me retrouvais attiré contre Loan. Je n'avais pas bougé. Elle avait posé son menton sur mon épaule. Quelques gouttes de ses cheveux mouillés se posèrent sur mon torse. Non coiffée, elle me faisait tout aussi fondre. Et j'avais cette impression qu'elle serait capable de réveiller le désir en moi dans n'importe quelle situation. Et cette révélation me troublait plus que cela n'était permis. La pression de ses doigts sur ma peau. Son souffle discret. Je laissais tomber toutes les armures. Pour ce soir. Et contre toute attente, mes bras l'encerclèrent, mes doigts caressant doucement le haut de son dos. Quelques minutes. Un instant d'éternité. Je fermais les yeux, priant pour qu'elle n'entende pas mon cœur battre la chamade dans ma poitrine.

'Le café va refroidir' Voilà que je cassais de nouveau un petit moment d'intimité. Comme un crétin. Je déposais mes lèvres sur le front de la demoiselle et me décrochais d'elle à contre cœur. Sa présence contre moi me manquait déjà alors que je passais une nouvelle fois devant elle, quittant la cuisine, ma tasse de café à la main. 'J'enfile un boxer et je t'attends dans le salon' Comme si de rien n'était. Comme si ce petit moment ne m'avait pas complètement chamboulé. Je passais donc dans ma chambre, enfilais un boxer propre et finissais affalé dans mon sofa. Je portais la tasse de café à mes lèvres, avalant une première gorgée. J'espérais que Loan allait arriver. J'espérais pouvoir l'attirer contre moi. Et rester ainsi pendant des heures.


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MessageSujet: Re: (Loan) Les joies de la colocation   Mar 3 Mar - 22:31







Ses doigts parcourant doucement mon dos, comme une caresse. Un frisson. Envie de lui dire merci, merci de me faire ressentir ce que je sens en ce moment, dans un moment où j’en avais le plus besoin. Merci de rentrer dans ma vie. Ses lèvres sur mon front, comme un geste protecteur. Je me rappelle que ma grand-mère, bien souvent, quand j’étais petite, ne m’embrassait jamais sur la joue, mais sur le front. Comme signe de protection, le bisou d’un ange, doucement déposé. Si elle n’était pas partie, rejoindre les anges, je suis sûre que j’aurai eu un autre parcours que celui-ci. Dans ses yeux, je pouvais deviner qu’elle déplacerait des montagnes pour moi.

« Le café va refroidir »

Je lui souris. Prend ma tasse et boit une gorge, petite, car encore chaud, je ne manquai pas de me brûler légèrement les lèvres. Je décidai donc d’attendre encore un moment avec de le boire, d’une traite. Je n’ai jamais savouré, prit trente minutes pour boire mon café, généralement la tasse est vide très vite.

« J'enfile un boxer et je t'attends dans le salon »

Dit-il en s’éloignant. Je resta quelques minutes, toujours assise sur le plan de travail, regardant mes pieds faire des vas et vient. En me voyant, on pourrait croire que je réfléchis, que je suis dans mes pensées, mais rien de ça. Car à ce moment précis, je n’arrivais plus à penser. Trop de chose en tête, comme un nœud dans mon crâne. Je me décide enfin et descend du plan de travail pour me diriger dans le salon. Je dépose ma tasse sur la table basse. Maxwell, complètement affaler dans le divan, je m’approche et me fait une place à ses côtés, ma tête sur mon épaule, je prends la liberté de mettre mes pieds nus sur le divan et me met en mode « fœtus ». Je n’ai jamais réussi à dormir autrement. D’ailleurs, j’espère qu’il a un stock de coussin car j’en mets entre mes jambes et dans mes bras, que j’enlace, comme un nounours.

Mes yeux se posent sur lui, je ne sais pas quoi faire sur le moment, ni dire. En vérité, j’avais très bien compris le petit jeu que nous avons mis en place, portant j’avais drôlement envie d’y perdre, de céder, j’avais envie d’amour. Bien sûr, on ne pouvait pas réellement parler d’amour à ce stade, bien que les coups de foudre existent. Mais si quelqu’un nous voyait, là maintenant il n’aurait jamais pu dire que nous nous étions rencontré il y a que quelques heures. Que j’y pense, Maxwell fait un bien fou puisque ça fait aussi quelques heures que je n’ai pas fumé. Et je n’avais pas envie, pas envie de quitter ses bras. Puis, peut-être que je me faisais des idées aussi, peut-être qu’il me détournait car il ne voulait rien avec moi, je suis juste une fille, perdue, qui a besoin d’aide, un peu, et c’est tout.

« Ca va, il est assez confortable »

Dis-je après un grand instant de silence.






_________________

Je ne veux montrer à personne ma douleur et mes faiblesses. Je veux être cette personne souriante et joyeuse quoi qu'il arrive et qui fait genre d'être intouchable. Je veux rire à la gueule de ma vie et de mes problèmes, passer par dessus et continuer à me relever sans cesse.
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MessageSujet: Re: (Loan) Les joies de la colocation   Jeu 5 Mar - 11:11


les joies de la colocation

Je m'étais donc affalé sur mon sofa, prenant un air qui se voulait désinvolte. Alors qu'au fond de moi, je ressentais un mélange d'émotions nouvelles. Emotions dont je n'arrivais pas à poser un nom dessus. C'était comme si, en entrant dans ma vie, Loan avait provoqué un tsunami à l'intérieur de mon être. Chamboulé, je n'arrivais plus à réfléchir. Dire que ce matin encore, j'étais totalement inconscient, que j'ignorais que j'aurais pu être capable de résister autant à une demoiselle qui me plaisait. Et même que j'avais cette envie de ne pas me comporter comme je le faisais d'habitude avec elle. Diable mais que m'avait-elle fait?

Une gorgée de café plus tard, je déposais ma tasse sur la table basse et reposais mon dos sur le dossier du canapé. Mes yeux se fermèrent et je revoyais nos premiers instants. Mes premières paroles. Si je n'avais pas été à cours de cigarettes, je serais passé à côté d'elle et jamais je ne me serais retrouvé dans cette situation. Cela aurait peut-être dû se passer ainsi. Bien sûr que non, tu le sais parfaitement sombre crétin. Elle est peut-être celle qui serait capable de te donner goût à la vie. Pourtant, la vie, elle, elle semblait ne pas l'aimer. Encore moins que moi. Sinon pourquoi essayerait-elle de la brûler autant? Je ressentais en cet instant l'odeur du joint, revoyais le monde embué. Cette plage. Loan et moi jouant dans la mer. Comme si nous nous connaissions depuis toujours. Et c'était peut-être cela qui me troublait tant. Je me sentais bien avec elle, sans avoir besoin de calculer quoique ce soit. Et je lisais dans son regard qu'elle aussi avait trimé pour en arriver jusque là. Qu'elle aussi ne devait pas avoir eu une vie facile. Bien que je sois à cet instant complètement incapable de savoir de quoi il s'agissait. Nous étions deux personnes perdues dans ce monde.

Un bruit de tasse sur ma table basse. Un sourire se dessinait sur mes lèvres. Loan m'avait rejoint et je ne savais pas pourquoi j'en étais si heureux. J'ouvrais donc les yeux, la découvrant près de moi. Sans dire un mot, elle se faisait une place à mes côtés. Et elle posait sa tête sur mon épaule. Naturellement. Un geste si naturel que j'avais une nouvelle fois cette impression qu'on se connaissait depuis toujours. C'était parfaitement faux, bien entendu. Mais qui aurait pu prétendre le contraire en nous voyant là, assis ainsi? Même le silence ne me mettait pas mal à l'aise. Je ne le cassais donc pas, refermant les yeux. Je savourais ce moment. Cela faisait des années que je n'avais plus vécu ce genre de sensation. A dire vrai, je ne me souvenais même pas que cela puisse m'être arrivé un jour. Alors je profitais, ne sachant pas non plus combien de temps cela durerait. Après tout, j'avais invité Loan pour une nuit. Demain, elle s'en irait. Sauf si j'arrivais à la retenir. En avais-je seulement envie? Tout mon être me criait oui. Et c'était bien ça qui me faisait peur.

J'ouvrais les yeux une nouvelle fois, jetant un regard sur la belle demoiselle. Elle s'était installée en position fœtus. Je lui lançais un mince sourire, hésitais un moment, ne sachant pas réellement si mon geste n'allait pas être repoussé. Je me décidais finalement à prendre le risque. Je posais enfin ma main sur la sienne. Doucement. Une fine caresse. Décidément, j'étais dans la délicatesse ce soir. Une première. Encore une. « Ca va, il est assez confortable » Loan venait de casser le silence qui s'était installé de longues minutes plus tôt. Je fronçais les sourcils, légèrement perdu. Dans un moment pareil, elle arrivait à me parler de mon canapé et de son côté confortable. Alors que moi, je n'étais même pas capable de penser à quelque chose quand elle se tenait collée à moi. Après tout, je me faisais peut-être des idées. Je devais être beaucoup plus chamboulé qu'elle. Elle, elle voulait peut-être juste s'amuser avec moi. Alors que moi. Moi? Ce n'était pas pareil. Pas cette fois. Pourtant je n'aurais pas du me retourner sur ce détail. Cela m'arrangeait franchement qu'une femme n'ait juste envie de passer qu'un bon moment. D'habitude. Mais les habitudes, Loan venait de les perturber en entrant dans ma vie. Et je me retrouvais là, dans mon canapé, complètement contrarié. 'Tu n'es peut-être pas obligée de dormir là' murmurais-je, plus pour moi-même que pour elle. Je rêvais de l'allonger dans mon lit, de m'installer à ses côtés. Le risque de céder à cette tentation serait grand, très grand. Pourtant, j'étais tenté. Une autre solution: finir ma nuit dans ce canapé, laissant le lit à Loan. Ne manquerait plus que ça: dormir dans mon propre canapé. Mais quelque chose me disait que je serais encore capable de ce genre de chose pour elle. Pour ses beaux yeux. Et franchement, d'être si méconnaissable, cela commençait sérieusement à m'agacer.  


 


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MessageSujet: Re: (Loan) Les joies de la colocation   Jeu 5 Mar - 21:42






La chaleur de sa main sur la mienne, une caresse. Un murmure.

« Tu n'es peut-être pas obligée de dormir là. »

Je le regarde, quelques instants. Une invitation peut-être pas consciente mais une invitation quand même. C’était un murmure, voilà pourquoi c’était le genre de proposition ‘dormir, toi, et moi’. Si c’était juste ‘ je te laisse le lit et je dors dans le canapé’, cela aurait été dit autrement, à coup sûr. Je fais mine de réfléchir, quelques instants car je ne veux pas qu’il le prenne mal, bien au contraire.

« C’est vrai que je n’aime pas, je n’aime pas trop dormir toute seule »

Lui répondis-je. Pour une fois, pas de jeu. Une façon moins explicite de lui dire que je voulais me blottir dans ses bras cette nuit. Bien évidemment, ce propos n’était pas vrai. J’ai toujours dormi seule, juste quelques fois, avec mon premier amour et d’ailleurs ça a été les plus belles nuits de ma vie, une nuit où je me sentais forte, en sécurité. Une belle nuit, avec des rêves et où la peur de demain s’était évanouie.

Je ne sais pas où toute cette relation va nous mener, je ne sais pas quoi en penser, je ne sais pas si je dois m’attacher, me laisser cette liberté. Mais au fond, je me dis qu’il est trop tard car dans ses bras, je me sens bien. A cet instant précis, je ne donnerai ma place pour rien au monde. Alors oui, c’est trop tard. Moi, qui ne me suis jamais réellement attachée, moi peur de l’abandon, je ressens de l’affection pour le premier venu. Est-ce le destin ? La roue tourne comme on dit, serait-ce ma bonne étoile ? J’ai envie d’y croire, pour une fois.

Je l’observe, ses yeux, son nez, ses lèvres, ses joues. J’ai envie d’y poser ma main, doucement, de m’approcher, de poser mes lèvres sur les siennes, légèrement. Rien de salace, juste de la douceur. J’ai envie d’être ce soir, en dessous des draps, bien au chaud, dans ses bras je l’espère.

Ce sentiment, je le redécouvre. Je l’avais trouvé, avec mon premier amour, l’homme que je considérais être l’homme de ma vie. Je ne dis pas que Maxwell l’est, bien sûr, cela fait quelques heures que l’on se connait, mais ce sentiment est semblable. Cette envie, ce nœud au ventre, milles questions dans la tête, le cerveau qui tourne, encore et encore. L’impression que le cœur s’arrête, juste quand mon regard se pose sur lui. Je me dis que je deviens folle, de ressentir une chose pareille pour une personne que je connais depuis à peine 24h, ça n’arrive que dans les films, et pourtant …




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Je ne veux montrer à personne ma douleur et mes faiblesses. Je veux être cette personne souriante et joyeuse quoi qu'il arrive et qui fait genre d'être intouchable. Je veux rire à la gueule de ma vie et de mes problèmes, passer par dessus et continuer à me relever sans cesse.
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