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 don't wait too long. [/w. Cæm]

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MessageSujet: don't wait too long. [/w. Cæm]   Mer 25 Fév - 6:35

J'inspire et j'expire. J'inspire et je respire.

Mon regard croise le sien, timidement, en coin. Mon regard croise le sien et j'essaie de faire semblant que je ne fixe rien.

Et pourtant ...

Je le dévisage.

Lui.

Ses yeux.

Lui.

Ses mains.

Lui.

Ses lèvres.

Lui ...

Mon corps vacille, mon équilibre se perdant. Je me redresse maladroitement, essayant de changer de position, très lentement.

Jambes repliées, bras levés, vers le haut, vers le ciel, vers les cieux lumineux ...

Je tente de vider mon esprit. De détendre chaque muscle. J'essaie d'oublier chaque pensée, de faire de la place à nouveau. Dans cette tête, trop occupée, trop tourmentée par ces émotions qui m'envahissent malgré moi. Ça devrait marcher ...

Et pourtant, cette fois-ci, ça ne marche pas.

Raah !

Je le maudis, intérieurement. Ça devrait marcher, putain ...

Et pourtant, ça ne marche pas. Tout ce qui marche, c'est ce regard intense qu'il dépose sur moi. Ce regard fier, ce regard autoritaire. Ce regard qui me rend docile et qui me met également hors de moi. Tout ce qui marche, c'est ce regard qui me donne envie de tout envoyer valser et de ne plus jamais lui laisser accéder à mon humble demeure ...

Mais non ...

Je ne peux pas.

J'ai besoin de lui ; de son aide. J'ai besoin de ça. Besoin de ces cours, de ces cours de Yoga. J'ai besoin de pouvoir contrôler cette rage bouillonnant en moi. Sans ça ... Je ne sais pas ce que je deviendrai. Je n'ai pas envie de savoir ce que je deviendrai alors. Alors je me tais. J'exécute, en silence, ces exercices donnés, ces consignes énoncées. Je me tais et je fais toutes ces positions censées me permettre de rester "zen", de rester "calme", "en harmonie avec moi même". Quelle perte de temps. Malgré le fait que j'inspire et que j'expire ... Malgré le fait que j'inspire et que je respire ... Je suis tout simplement incapable de penser au néant.


Dernière édition par Tristan Martin le Ven 27 Fév - 5:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: don't wait too long. [/w. Cæm]   Jeu 26 Fév - 0:48

don't wait too long

aucun bruit. le silence total. le pied. juste le son de nos inspirations, de nos expirations. je parle quelque fois, annonçant le prochaine exercice. pas besoin de m'expliquer, il savait ce que c'était. à chaque fois. et dès que ton corps se tend pour un exercice et que t'es obligé de fermé les yeux pour vraiment te concentrer, j'ouvre parfois les miens. et je me délecte du spectacle qu'il m'offre. je ne sais pas vraiment s'il se rend compte à quel point il est attirant. le français, il est encore plus excitant que le couinement d'une petite jeune que je coince contre un mur. bordel. comment je pense à des trucs aussi crades alors que je suis totalement zen, en train de faire du yoga ? un soupire très discret s'échappe de mes lippes masculines avant d'annoncer la fin de l'exercice. et alors que j'en lance un autre, je fini par m'asseoir en tailleurs à même le tapis de sol, les mains sur mes genoux. "C'est quoi le truc là, Tristan ?" un sourcil arqué, je détaille son visage. il est complètement perdu dans ses pensées. il est pas dans le cours. je le sais, ça se voit. au fond de ses yeux. Tristan, c'est une putain d'énigme. j'arrive à lire en lui hyper facilement. et la seconde d'après, j'ai l'impression de foncer droit dans un mur. ce mec est flippant par moment. mais je crois que c'est pour ça que je m'entends bien avec lui.
je passe une main dans mes cheveux en secouant la tête négativement. "T'es pas avec moi là, t'es parti où ? Depuis le début de la séance, t'arrives pas à te détendre." et pour lui montrer que j'ai raison, je me suis levé alors que je parlais et je suis passé derrière lui. mes doigts appuient doucement sur ses trapèzes tendus. et au lieu de continuer d'appuyer comme un bourrin, je viens doucement masser les muscles contractés. "C'est quoi le soucis, mh ?" ma voix était très calme, très douce. une véritable invitation à se confier s'il en avait besoin, s'il en avait envie. je suis de bonne humeur aujourd'hui. je serais capable de l'écouter et même d'essayer de lui faire reprendre du poil de la bête. peut-être parce que c'est lui justement ?

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Remplir les journées, les soirées, occuper les jambes, les têtes, les mains, les ventres, les yeux. Surtout ne pas se poser de questions. Rien qui puisse arrêter le va-et-vient général : consommer, produire, consommer, produire!


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MessageSujet: Re: don't wait too long. [/w. Cæm]   Jeu 26 Fév - 2:15

Il me déclare quoi faire,
De sa voix claire et précise.
Il me déclare quoi faire ...

Je lui en veux. Il me dit de faire la position de l'arbre, et tout ce que je peux me permettre de penser, c'est que je lui en veux. À cause de son regard ...

De ce regard qui me déconcentre.
De ce regard qui me donne envie de m'y perdre, de m'y noyer.
De ce regard qui me donne terriblement envie de me cacher ...

Oui, je lui en veux ...

Ma jambe se plie,
Mes bras se lèvres,
Mes paupières clignotent, s'alourdissent, se ferment.
Les yeux fermés,
Le visage serein,
J'essaie de rester calme, reposé, concentré.

Puis, je souris, légèrement.
Je pense à ses mains,
À ces si belles mains ... Qui me donnent envie de les voir de plus près.
Et à ce regard, si bleu, si intense ...

Je souris. Je le hais. Je souris. Je le maudis. Je souris. Je ...

Je rouvre les yeux, mais je ne suis plus là, perdu dans un monde, un monde merveilleux. Mes pensées, mes songes, mes rêves, mes mensonges ... Ce pays de couleur, ce pays de lumière ... Ce jardin secret dont je suis le seul à avoir l'accès.

- C'est quoi le truc là, Tristan ?

Il me parle, mais je ne réponds pas. Il continue de parler, mais je ne réponds toujours pas. Je ne l'entends pas. Je ne l'entends plus. Tout ce que j'entends, c'est cette douce voix, rassurante, calmante ... Cette douce voix qui m'emmène ailleurs, loin de lui, loin de tout ça.

Puis ... Une pression.
Une impulsion.
Un impact.
Une sensation.

Mes yeux s'écarquillent, mes lèvres s'entrouvrent.
Mes muscles, jusqu'alors tendus, se crispent entièrement,
Tandis que ses mains s'arrêtent sur eux afin de les ... Masser ... ?

- C'est quoi le soucis, mh ?

Étonné et surpris,
Déboussolé, déséquilibré ...

Je perds le contrôle, cette concentration si fragile, si difficile à manier ...
Mes yeux se rouvrent, soudainement.
Un soupir quitte mes lèvres, violemment.
Ma jambe glisse, mes bras tombe, je perds l'équilibre, je me rattrape, hâtivement.

Puis, je me retourne. L'observe, le regarde dans les yeux, avec déception et agacement. J'étais concentré, putain. D'où est-ce que tu te permets de détruire cela ? Mais je ne dis rien. Du moins, rien d'agressif. Je reste calme. Je reste docile. Je reste Tristan.

- Il n'y a aucun soucis.

Je lui déclare alors.

Zen, Tristan, reste Zen ...



Plonge toi dans ces yeux bleus.
Laisse les t'apaiser.
Plonge toi dans ses yeux.
Laisse le te détendre, te calmer, te reposer.

Plonge toi dedans, ça te permettra de t'évader.
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MessageSujet: Re: don't wait too long. [/w. Cæm]   Ven 27 Fév - 7:01

don't wait too long

la chaleur étouffante de l'Australie qui tape sur ce petit appartement m'oppresse. à chaque cours, je suis en débardeur et pantalon en lin noir. mais ce matin, peut-être encore perché par la soirée avec le zoo, j'ai attrapé un t-shirt en coton. c'est chaud. je n'aime pas ça. ça m'énerve. alors que Tristan perd l'équilibre, je viens croiser les bras sur mon torse, le visage fermé, presque dur. il me cache quelque chose, c'est obligé. en se retournant, c'est comme s'il venait de me mettre une gifle assez violemment. tout ça parce qu'il me regarde droit dans les yeux. mes sens sont à l'affût, prêt à bondir. mais à bondir sur quoi ?
il n'y a aucun soucis ? vraiment ? les bras toujours croisés sur le torse, je lève les yeux au ciel, me retenant de pousser un soupire de désespoir. je retourne alors à mon tapis de sol. dos à lui, mes doigts attrapent le bas de mon t-shirt beaucoup trop chaud et je le retire. comme à chaque fois que je fais ce mouvement, tous les muscles de mon dos bougent, ondulent. je le sais, je le vois souvent dans le miroir face à mon lit chez moi quand je me déshabille. je laisse le vêtement joncher à même le sol, me retournant face à lui. le bout de mes doigts grattent mon cuir chevelu. un silence un peu trop lourd s'installe. putain. "J'espère que ça te gêne pas, j'ai trop chaud. Et j'aime pas ça." bordel. pourquoi je cherche à me justifier ? s'il n'est pas content, il a qu'à me foutre hors de chez lui au pire.
je le détaille de nouveau du regard avant de claquer discrètement ma langue contre mon palais. "Alors si y a aucun soucis, essaye de vraiment te concentrer et fait la position du chien tête en bas." je suis peut-être un peu trop autoritaire comparé à la normale. je suis plutôt très doux quand je parle pendant un cours. mais là, c'est pas possible. je suis tendu, je n'arrive pas moi non plus à me concentrer. et ça me fait chier, parce qu'il me paye pour ces cours. pas grand chose, certes. mais il me paye. et je n'aime pas faire penser aux autres que je ne suis qu'un simple mec qui se fait du fric sans vraiment savoir ce qu'il fait. mais là, pour être franc, je suis à deux doigts d'arrêter ce cours. il y a un truc qui cloche. je le sens.

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MessageSujet: Re: don't wait too long. [/w. Cæm]   Sam 28 Fév - 3:41

Cet appartement ?

Il n'est pas grand, oh non ...

Cet appartement ?

Il n'est pas lumineux, oh non ...

Cet appartement ?

Il ne vaut pas grand chose. Pas grand chose du tout.

Et pourtant, je l'aime comme s'il s'agissait du plus grand des manoirs et du plus beau des palais.
Je l'aime, j'y habite, j'y existe, je m'y plais.
Cet appartement, c'est mon chez-moi,
Mon petit chez-moi à moi ;
Ce chez-moi payé avec mon argent,
Cet argent que j'ai si patiemment collectionné et économisé.
Cet appartement, c'est la concrétisation d'un rêve : mon rêve.
Cet appartement, c'est mon plus grand bonheur.

Et pourtant, lorsqu'il vient par ici ... J'en ai presque honte.

Lui, là. Cet imbécile, avec son corps ridiculement bien taillé,
Lui, là, cet idiot aux muscles parfaitement bien dessinés.
J'en ai presque honte parce que dès qu'il entre dans cette salle,
Il l'emplit entièrement,
Prenant toute la place,
S'imposant complètement.

Dès qu'il est là, tout, en comparaison, semble minuscule,
Lilliputien, infiniment réduit.
Dès qu'il est là, je me sens complètement ridicule, frêle, fébrile,
Fragile.

Dès qu'il est là, je ne peux pas m'empêcher de l'envier.

Lui et ses bras, si virils, si accueillants.
Lui et sa barbe, si mature, si ... mal-rasée.
Lui et ses doigts, si épais ...

Ces doigts qui glissent actuellement le long de ses côtes.

Je m'arrête de respirer.

Le souffle coupé, je le regarde faire, bouche-bée.
J'observer chacun des muscles danser,
Se compresser dans son dos recouvert de monts et de vallées ;
Ce dos géographique,
Ce dos riche en formes, en courbes, en ombres et contours.
Ce dos lisse, ce dos volumineux,
Ce dos qui me parle d'une voix tendre et suave.

Le tee-shirt vole, il s'envole.
Élevé dans les cieux, voilà qu'il va valser en boule,
Quelque part sur le sol.
Je le remarque à peine, trop concentré,
Trop concentré sur ce dos et son propriétaire.

Quelle beauté ...

Je sens alors des rigidités parcourir l'intégralité de mon corps.
Honteux, j'essaie de penser à autre chose.
Mon regard, je tente (en vain) de le détourner ...
Mes paupières, elles, commencent à se cligner,
Afin que mes yeux puissent, eux, se refermer.

Mais rien n'y fait.

Obsédé, obnubilé ... Ensorcelé, même,
J'observe ces muscles rebondis,
Ces grains de beautés, rares, mais parfaitement situés.

Et ...

Il s'excuse alors.

Étonné, surpris, je cherche mes mots avant d'enfin parvenir à les trouver.

- Ça ne m'a pas dérangé les six premières fois, je ne vois pas pourquoi c'est aujourd'hui que ça commencerait. Au contraire. Je me réjouis du spectacle, même.

Si seulement tu voulais bien davantage en enlever ...

Me secouant vigoureusement la tête,
J'éponge les gouttes de sueur naissant alors à mon front,
Suffocant, étouffé par cette chaleur,
Cette fièvre montante, cette fièvre entêtante.

Que m'arrive-t-il donc ? Pourquoi ai-je de telles envies, de telles idées ?

Il se retourne alors,
Me regarde de haut en bas.
Avec calme.
Avec précision.
Avec attention.

Dévisage moi. Observe moi. Dévore moi de tes yeux affamés ...

Putain, Tristan. Ressaisis-toi, merde. Ressaisis, petit con.


Expirant alors bruyamment, je me remets en position de commencement avant de m'appliquer et de me mettre à la tâche à nouveau. Fermant des yeux, je me concentre, je me concentre ...

Mon corps se courbent en deux,
Mes mains rejoignent le tapis.
Mes pieds se reculent, lentement.
Je reste ainsi, les yeux fermés,
La tête repliée vers l'intérieur,
À me concentrer.

Sur ses muscles ... Sur ses muscles bien dessinés ...
Mon Dieu, mais c'est vrai que cela fait longtemps que je ne me suis pas fait baiser.


Le souffle calme et régulier, les gouttes de sueur glissant le long de mes joues me déconcentrent bien que je tente vainement de les ignorer.

Je ne sais pas pourquoi il me perturbe tant,
Avec ses grands yeux déstabilisants.
Je suis Tristan.

Je n'ai pas besoin de lui.
Si je le voulais, je pourrais avoir n'importe qui.
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MessageSujet: Re: don't wait too long. [/w. Cæm]   Sam 28 Fév - 4:34

don't wait too long

je me sens observé, épié, carrément maté. et j'adore ça, je raffole de ça. d'habitude, je reste froid, totalement impassible. mais là, je ne sais pas... serait-ce parce que c'est Tristan ? c'est horrible de se dire ça. mais c'est horrible de savoir aussi que je me suis déjà réveillé parce que j'étais trop excité. rarement, mais trop souvent à mon goût, il se glissait dans mes rêves. je le sais parce que je me souviens toujours de ses boucles, de l'odeur de son corps et la douceur de sa peau. il n'est pas le premier à me faire cet effet. enfin... autant, si. je déteste ce sentiment, cette sensation de réalité lors d'un rêve. et plus je repense à ce genre de nuit agitée, plus j'ai envie de le toucher. le toucher simplement, comme un prof à son élève. puis de le toucher un peu plus. d'apprendre doucement mais sûrement les courbes de son corps, de son torse, de son dos, de ses cuisses, de son cul...
mon muscle chaud et humide passe inconsciemment sur mes lèvres avant de me mordre l'inférieure entre mes dents. il me rend dingue. juste parce qu'il déborde d'une sorte d'innocente qui ne me plait que trop.
les sourcils légèrement froncés, je range ma langue et rend à ma lèvre sa liberté lorsqu'il parle. je lève une nouvelle fois les yeux au ciel, mais contre moi-même cette fois-ci. je lâche un simple "Ouais, pas faux..." et une longue danse entre nos regards commencent. ce mec me fait perdre les pédales. en fait, comme la plupart des hommes comparés aux femmes. mais lui, c'est encore autre chose. lui, il y a quelque chose qu'il cache au plus profond de lui, ne voulant pas le montrer. voulant rester le plus dur, sans aucunes failles. mais je finirais bien par les trouver, ces failles...
son corps se plie. putain. il reste gracieux rien qu'en étant dans cette position. je feule silencieusement, un frisson courant le long de ma colonne vertébrale. mes épaules roulent automatiquement en sentant ce long et langoureux frisson. les bras croisés sur mon torse non entretenu "poilument parlant", je l'écoute respirer assez fort. mes dents s'acharnent sur l'intérieure de ma joue, nerveusement. au bout de longues secondes, ou d'une courte minute, je craque.
un sourire malsain frôle mes lèvres un très court instant. mes pieds nus me font avancer silencieusement vers lui. aussi silencieusement qu'un félin qui fond sur sa proie. aussi silencieusement qu'un animal affamé.
"Pas comme ça, Martin..." lui murmurais-je, devant lui. la tête juste devant moi, je souris en coin, m'imaginant des scénarios bien plus érotiques que ne devrait le moment. mes doigts appuient très légèrement sur sa tête alors que je suis presque collé à lui. "Plus rentrée, la tête. Regarde ton ventre." nouveau murmure. je tourne autour de lui, m'arrêtant derrière lui. et mon petit jeu reprend. et j'adore ça.
mon bassin collé à son cul qui me rend littéralement fou, je me penche légèrement en avant. ma main droite glisse lentement sur son ventre. son t-shirt bâillant à cause de la pesanteur, mes doigts et ma paume ont ainsi pu rentrer directement en contact avec sa peau. sa peau chaude, bouillante. douce, apparemment sensible vu les petits spasmes... je mords de nouveau ma lèvre inférieure avant de lécher de nouveau mes lèvres. ma main fait une légère pression sur ses abdominaux aux courbes alléchantes, à ces courbes que l'on rêve tout simplement de lécher, de mordiller, de suçoter. putain, j'en ai une mi-molle dans le boxer.
"Tu es trop cambré. Il faut que tu sois un peu plus droit..." ma voix tremble presque. elle est même un peu plus grave, mais très légèrement. comme à chaque fois que l'excitation me gagne.
repousse moi Tristan, et je ne serais que plus insistant...

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MessageSujet: Re: don't wait too long. [/w. Cæm]   Lun 2 Mar - 4:23

J'ai l'impression d'être un animal en cage.
L'une de ces satanées bêtes emprisonnées dans les zoos,
L'une de ces simples "choses" que les gens peuvent venir contempler,
À longueur de journée, en toute sécurité,
De l'autre côté de la vitre.

De l'autre côté de la vitre.
C'est exactement là qu'il se trouve, actuellement,
Bien qu'il n'y ait, évidemment, aucune vitre entre lui et moi.
De l'autre côté de la vitre,
C'est exactement là qu'il se trouve, alors que je me ridiculise,
Stupidement,
Dans cette position du chien tête en bas.

Dans cette position du chien tête en bas,
Je me sens souillé, dégradé.
Mon corps courbé, plié,
Mon visage tourné vers l'intérieur,
Vers cet estomac trop plat,
Trop lisse,
Trop léger ...

Trop léger,
Et pourtant, tellement lourd.
J'aurais peut être pas dû le manger,
Ce Big Mac qui me faisait de l'oeil,
Ce midi.
Il se lève alors,
Je l'entends marcher.

Je l'entends marcher,
De son pas lourd et décidé.
Je sens son corps bouger,
Le froissement de son pantalon
Générant un courant d'air qui parvient jusqu'à mes poignets.
Je sens son corps bouger,
Je le sens s'avancer.
Je vois ses pieds, et uniquement ses pieds,
Lorsque je comprends qu'à présent ...
Il est derrière moi.

Il est derrière moi.
Dans cette position du chien tête en bas,
Je me sens stupide,
Complètement humilié.
Il est derrière moi
Et moi je rougis,
Parce que je me rends compte que
Mes fesses sont tournées vers lui.

Mes fesses sont tournées vers lui.
Lui. Cæm, l'homme mature. Cæm l'homme viril. Cæm, l'homme ...
Lui, quoi.
Je me sens mal à l'aise, tellement mal à l'aise, putain de malaise.
J'ai du mal à rester concentré, mon corps, lui, se mettant à trembler.
Je n'ai pas envie qu'il me regarde, je n'ai pas envie qu'il me voie comme ça,
Dans cette position humiliante,
Putain, mais pourquoi est-ce que c'est encore tombé sur moi ?
Décidément ...

Décidément ...
Ce n'est pas ma journée.
Je n'ai pas envie qu'il puisse penser que je sois faible. Une victime.
Un soumis.
Je n'ai pas envie qu'il puisse penser que je ne suis qu'un gamin,
Un bambin sans force, un bambin sans vigueur,
Un bambin sans tripes,
Un bambin qui ne vaut rien.

Un bambin qui ne vaut rien,
Pourtant, n'aurait pas cette force que j'ai en moi.
Un bambin qui ne vaut rien n'aurait pas ce contrôle sur soi.
Moi, je l'ai, parce que je suis spécial.
Je le sais ...
Et lui, le sait-il ?
Ah, s'il savait ...

Ah, s'il savait ...
... À quel point je le désire.
... À quel point il m'intimide.
... À quel point il peuple mes rêves, habite mes nuits, hante mes plus terribles pensées.
Ah, s'il savait ...
... À quel point j'ai envie qu'il m'observe, qu'il me remarque,
Non pas comme son élève, mais bel et bien comme ...
Comme ...

Comme ...
Comme quoi exactement ?
Je ne sais pas.
Mais ... Si seulement ...
Si seulement il savait ...
À quel point j'ai envie de lui ...
À quel point j'ai envie qu'il me regarde autrement et qu'il m'en pose, des questions sur ma vie, sur mon passé ...
Si seulement il savait ...
Sa voix interrompt alors le fil de mes pensées.

Sa voix interrompt alors le fil de mes pensées,
Et c'est là que je me rends compte qu'il ne sait rien.
Qu'il n'en saura jamais rien.
Il ne connaîtra jamais ce désir que je cultive à son égard.
Il ne découvrira jamais ces terribles et cruelles pensées que je me permets d'avoir,
De lui,
De moi,
D'un nous, même temporaire, même furtif,
Qui, pourtant, je le sais, n'existera jamais.
Il n'apprendra jamais rien,
Parce que c'est ainsi que je l'ai décidé.

"Pas comme ça, Martin...",
Résonne alors sa voix dans mes oreilles.
Un vulgaire chuchotement emporté par le vent,
Venu chatouiller les cheveux neufs naissants sur ma nuque,
Caressant au passage mon cou et mes joues.
"Pas comme ça, Martin..."
Maintenant, il est devant moi.

Maintenant, il est devant moi, oui.
Il est devant moi, bien que je ne le vois pas.
Je le ressens, tout simplement.
Dans mes veines.
Dans mes tripes.
Dans mon sang.
Autour de moi.
Il est autour de moi, près de moi, autour de moi ...
Partout sauf en moi ...
Une nouvelle goutte de sueur perle sur mon front,
Un beau symbole de nervosité fiévreuse.

Un beau symbole de nervosité fiévreuse
Qui m'empêche de rester concentré,
Un beau symbole de timidité douloureuse
Qui m'empêche de m'affirmer.
Sa main virile appuie sur mon crâne,
L'enfonçant vers l'intérieur ...
Mon Dieu, que je déteste cela.
Je me sens asservi, rabaissé, dénigré.
Je me sens traité comme un objet.
Je n'aime pas cette sensation de faiblesse qui m'envahit depuis le début ...
Je n'aime rien de tout ça.
Absolument rien.

Absolument rien
De ces cours de yoga,
De ces exercices inutiles qui,
Plutôt que de me détendre,
Me tendent davantage.
Comment suis-je censé
Pouvoir me concentrer
Lorsque le professeur m'empêche tout simplement
De bouger, la tête reposée ?
Je ne comprends pas ...

Je ne comprends vraiment pas.
Et je comprends encore moins lorsque je sens
Un corps
Contre le mien
Un corps qui n'est pas le mien
Contre le mien
Un corps qui n'est pas le mien et que je désire
Contre le mien
Un corps qui ...
Putain mais ... Qu'est-que ce tu attends ?
Baise moi, bordel.


Mes mains se mettent à trembler contre ce tapis ridicule.

Baise moi, bordel.
Prends moi. Embrasse moi.
Prends ce corps qui n'attend que toi, merde.


Mes mains tremblent à nouveau.

Sa main glisse le long de mon ventre.

Ugh.

Je frissonne, je frémis ...
Comme un poisson dans un filet dont il ne pourra plus jamais s'échapper,
Emprisonné, attrapé par un cruel pêcheur qui ne cherche qu'à le dévorer.

Ses doigts gelés frôlent mon abdomen,
Je ...

Huh ...

Un soupir, qui s'échappe involontairement d'entre mes lèvres,
Mauvaises geôlières, incapables de le retenir prisonnier.

Sa main continue alors de s'appuyer contre mon corps, insistante.
Mes pensées, également, insistent.
Pas de la même façon, certes.
Mais elles n'en insistent pas moins pour autant.

Baise moi prends moi aime moi prends moi embrasse moi utilise moi fais de moi ton objet, fais de moi ta chose, moi, toi, moi, toi, je veux rester dans tes bras ...

Encore une goutte qui perle sur mon front,
Encore un témoin de cette douleur, de cette nervosité,
J'ai chaud, bordel, putain, j'ai chaud, pourquoi je suis habillé, merde, pourquoi je suis encore habillé ?
Pourquoi porte-t-il ce ridicule pantalon atroce, pourquoi suis-je emprisonné sous ce boxer et ce short de sport qui m'empêchent de me sentir réellement libre, réellement confortable ?

Je sens une vibration contre mon derrière,
Un éveil, une stimulation ...

Et je crois que les tomates peuvent à présent jalouser mon teint naturellement rougi par le sang qui coule à flots torrentiels dans mes veines.

Il me déclare qu'il faut que je me cambre moins, qu'il faut que je sois plus droit ...
Et tout ce que moi je peux penser, c'est que j'ai envie d'être cambré, et contre lui, de surcroît !
Pour ce qui en est d'être droit ...
J'en connais une qui n'a pas besoin de cours là dessus, elle est d'ailleurs en train de se prouver contre le tissus bien trop moulant de ce short que je déteste de plus en plus.

Mes mains tremblent encore ...
Son corps contre le mien ...
Mon visage retombe, vers mon torse, honteux, gêné.
Que faire, que penser ?
Que faire, maintenant qu'il est là, contre moi ?
Maintenant que ...

Maintenant que je sais ?

La vibration dans son pantalon n'était pas passagère, mais continue, au contraire, de se faire ressentir.

Et si ... ?

Ma main faiblit, mes bras aussi.
Stupéfait, gêné, choqué, je lâche prise.
Je tombe, à nouveau.
Je m'aplatis, de tout mon long.
Je soupire, de soulagement.

Je ne peux pas, je ne peux plus ...

Ce qu'il me fait ...

Insupportable.
De la torture.
Entre ses bras, je suis mort au moins mille fois.
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MessageSujet: Re: don't wait too long. [/w. Cæm]   Lun 2 Mar - 5:10

don't wait too long

les secondes passent. aussi rapidement et lentement que possible. comme si le temps s'arrêtait. comme si plus rien n'existait. à part lui, sous mon corps. à part lui, le corps fébrile sous ma main. je l'entends soupirer. serait-ce ma bénédiction ? serait-ce ma carte d'accès à ce corps que j'imaginais appartenir à un pur et dur hétéro pour essayer de me calmer, alors que le seul moyen que je trouvais pour me le sortir de la tête, c'était d'empoigner ma verge et de me vider. littéralement.
mes sourcils se froncent. ça serait trop beau pour être vrai que depuis tout ce temps où nous nous côtoyons, il m'ai caché son penchant pour les hommes. ou alors, ce qui est fort probable, je me fais seulement des illusions. mais après tout, nombreux sont les hétéros que j'ai réussi a faire succomber le temps d'une nuit. je ne baisserais pas les bras. pas tant qu'il ne m'aura pas tout simplement et purement repoussé, m'avouant droit dans les yeux que non, je ne l'excite pas. que non, il n'a vraiment pas envie que je le prenne là, contre le sol, ou contre un mur, ou sur sa table, ou sur son lit, ou sur son canapé. peu importe l'endroit. je finirais par le prendre, par le faire crier de plaisir. il ne sera pas le premier. il ne sera pas le dernier.
ma demie-molle est plutôt une demie-dure maintenant. mon cœur n'arrive pas à se calmer. et il bat de plus en plus vite, envoyant de plus en plus de sang dans ce corps caverneux qui ne demande qu'à être libéré, étouffant secrètement dans ces surplus de vêtements.
il tombe. de tout son poids. ma main encore sur son ventre, il me fait perdre l'équilibre. tanguant sur mes pieds, je manque de tomber en m'emmêlant les pieds dans ses jambes. je me recule, retrouvant un peu plus mon équilibre. mon pantalon tombant sur mes hanches, on peut parfaitement percevoir l'érection prenant à chaque seconde un peu plus son aise. il me rend dingue. mes yeux clairs scrutent ses fesses rebondies, moulées par son short. son t-shirt me laisse voir sa taille, étant légèrement remonté à cause de la chute. ma mâchoire se contracte. ma respiration s'accélère. elle est bruyante. comme le léger grognement que je pousse d'envie. ou de besoin ? oui, j'ai besoin de lui. j'ai besoin de le prendre. retroussant le nez, feulant le plus discrètement possible, je craque.
au diable le prof de yoga.
au diable l'élève.
au diable le professionnalisme.
à quatre pattes au dessus de lui, mes mains sont serrées en poings, posées parallèlement à sa tête. je respire toujours aussi fort, aussi fort qu'un animal, qu'un prédateur. mes bras se plient un peu, me baissant en avant sur lui. à quelques centimètres de son oreille, je me lèche les lèvres avant de déglutir bruyamment. "Tu vas encore oser me dire qu'il n'y a aucun soucis ? Ou tu vas enfin te décider à me dire ce qu'il y a ?" je ne craquerais pas. je peux me contrôler.
mensonge. je me relève. je vais me relever, arrêter d'être à quatre pattes au dessus de lui. oui, je vais le faire. merde. mon bassin frôle son cul. lui faisant sentir comme il me rend dur. je suis enfin debout, les jambes écartées, les pieds de chaque côté de ses propres jambes. les bras le long de mon corps, je n'arrive pas à calmer ma respiration des moins discrètes. et j'attends. j'attends qu'il daigne bouger. ou juste me répondre. ou les deux. ou... je ne sais pas. mais j'attends.

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Remplir les journées, les soirées, occuper les jambes, les têtes, les mains, les ventres, les yeux. Surtout ne pas se poser de questions. Rien qui puisse arrêter le va-et-vient général : consommer, produire, consommer, produire!


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MessageSujet: Re: don't wait too long. [/w. Cæm]   Lun 2 Mar - 5:46

À gauche, un poing.
À droite, un poing.

Au dessus, un homme.
Dans l'air, une question.

Tendu. Complètement tendu.
Mon corps est plat, mes membres ne font rien,
Et pourtant, je suis entièrement et irrémédiablement tendu.

À gauche, le risque.
À droite, la prudence.

Au dessus, l'étiquette.
En dessous ...

Ah, en dessous ...

J'essaie de l'oublier, j'essaie de l'ignorer,
Mais ma rigidité, entêtée, cherche à rester, ne voulant pas s'en aller.
Hélas.
Je ne peux donc aucunement me relever.
Pas comme ça.
Pas tant que l'effet qu'il a sur moi est si visible, si évident.
Ah, si seulement ...

Si seulement j'étais une femme !
Elles n'ont pas tous ces problèmes là, les femmes, oh ça non, absolument pas.
Elles, quand un homme leur plaît, elles n'ont pas besoin de bander. Elles ne pourraient pas le faire, même si elles en avaient envie, en plus.
Elles, quand un homme leur plaît, elles n'ont pas uniquement 15% de chances d'être du sexe qui lui plaît ...
Moi, j'ai 50% de 15% de chances de tomber sur un homme à qui je plais. Soit 7.5%. Et ensuite, 50% de chances que ça marche ... Et sur ces 50% là, encore 50% de chances que cela dure longtemps ...
Ouais, franchement, parfois, je me dis que ce serait vraiment plus cool, d'être une femme.
Quel dommage que ce n'est pas ainsi que je sois né.
Du coup, je ne peux pas me relever, avec toutes ces conneries. Ah, je le hais, ce con.
Ce n'est pas comme si je pourrais beaucoup bouger, de toutes manières :
Bloqué par son corps, emprisonné par la prison formée par ses membres,
Je suis enfermé dans tellement de cages
Que je pourrais bien finir dans un zoo, moi aussi.

Pour commencer, la cage de ses bras.
Mais également, la cage de mon désir.

À gauche, un poing.
À droite, un poing.

Au dessus, le désir.
Une belle grosse dose de sex-appeal.

Puis, son souffle vient caresser ma nuque,
Et, difficilement, je parviens à me retenir de couiner.

Calme toi, Tristan. Inspire. Expire. Repense à l'orphelinat. Repense à cet orphelinat catholique et à cette bonne-soeur qui t'avait trouvé dans les buissons avec Jean. Oui, voilà. Cette grosse salope qui avait un oeil qui disait merde à l'autre, qui t'avait tiré par l'oreille sans même te laisser te rhabiller et qui t'avait traîné de force jusqu'au curé. Oui, ce fameux curé. Tu t'en souviens, de son sourire ? Son vieux sourire dégueulasse et hypocrite ? Paaarfait. Souviens toi. Oublie Cæm. Oui, comme ç ...

Mais il me souffle à nouveau dans le dos et je gémis frissonne malgré moi.
Ses poings, de part et d'autre de mon corps ...
Je me demande ce qu'il faudrait que je fasse pour qu'il accepte de les glisser le long de mes côtes.
Je pourrai tout faire, je pourrai tout dire, je pourrai tout être,
Si seulement ça me garantissait qu'il prendrait la peine de me donner quelques bons coups de bassin ...

Puis, il me défie. Exige que je "n'ose" pas lui redire qu'il n'y a aucun soucis. Exige que je lui dise "ce qu'il y a". Enragé et empli de fureur, je me serai relevé si :

a - Il ne m'empêchait pas d'agir ainsi
b - Mon corps avait eu le temps de calmer

Vu que ce n'est pas le cas, je suis donc obligé de ne rien faire, de ne rien dire. De rester là, par terre, en silence.

Puis, je le sens qui se relève.
Je sens ...
Oh.

Je rougis à nouveau.
Mon dieu mais ...

J'ai envie de me retourner, j'ai envie de regarder, de tout voir, de tout admirer, de toucher, encore et encore, de toucher ...

Mais ses mots résonnent dans ma tête.

Oser ...

Parce qu'il a le droit de me dire quoi dire et quoi penser ?
Parce qu'il est devenu Dieu quand j'avais le dos tourné ?

Il se relève alors, et je sens ses pieds de chaque côté de mon corps.
Rancunier, j'ai envie de le faire tomber.
Mais je n'en fais rien.
Il voulait le connaître le problème ?
Soit, il le connaîtrait.
Je me mets à grogner, entre mes dents, avec animosité et froideur.

- MOI je n'ai pas de problème. C'est TOI qui fais tout pour me déconcentrer. Depuis quand les profs de Yoga peuvent se permettre de toucher leurs élèves exprès pour leur faire perdre l'équilibre ? J'aurais pu me blesser !

Humilié, furieux, je suis en colère, oh oui, très en colère.
Parce que c'est vrai.
J'aurais pu me casser la gueule, avec ses conneries.
Je ne le paie pas pour ça, moi, mais pour pouvoir me détendre.

Après, s'il a envie d'autre chose ...

J'estime que je n'aurai pas à payer
S'il tenait à me faire des sessions de massage improvisées ...
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MessageSujet: Re: don't wait too long. [/w. Cæm]   Lun 2 Mar - 6:21

don't wait too long

il reste là. il ne bouge pas. il ne dit rien. enfin, si. il parle. et ses mots me giflent trop facilement. il m'atteint trop facilement. je le déteste. oui, je le déteste d'avoir cette emprise sur moi.
je contracte la mâchoire, les poings serrés. un corps d'un certain âge, d'une certaine virilité, d'un certain sex-appeal, un corps d'homme. au caractère un peu trop souvent semblable à celui des pisseuses que sont les filles. je déteste me prendre la tête. avec Tristan, tout est toujours très simple, sans prise de tête, justement avec Tristan. oui.
mais non. pas aujourd'hui.
qu'est-ce qu'il a, putain. il est en train de me prendre la tête. et je supporte pas ça. le singe est calme, serein, sage. ce que je suis. et avant que je ne m'emporte contre lui, je feule, l'enjambant pour retourner vers mon tapis de sol. je me penche. mes doigts agrippent mon t-shirt. il vole sur mon épaule pendant qu'une de mes mains glissent dans mon boxer, essayant de trouver une position pour mon sexe non douloureuse à cause des élastiques qui me compressent. même s'il m'énerve, il continue de m'exciter.
petit con.
des gestes pas vraiment gracieux pour trouver la bonne position. enfin trouvée, j'attrape mon t-shirt et glisse mes bras dedans avant de l'enfiler comme il faut. je ne fuis pas. je le laisse tranquille comme le problème, c'est moi. "Tu sais que t'avais qu'à me dire si tu voulais pas que je vienne, au lieu de me retourner la faute sur le fait que tu peux pas te concentrer." ma voix n'est ni gentille, ni méchante. ni chaude, ni froide. elle est calme, posée, sereine. le beau temps avant la tempête. ou un truc du genre.
je ne prends même pas la peine de me retourner vers lui.
je roule mon tapis de sol, attrape mon sac à dos d'une main et le glisse dedans. je me redresse de nouveau, ayant été à genoux pour ranger mon tapis. posant une bretelle du sac sur mon épaule, je me tourne enfin vers lui. "T'en fais pas, je vais pas te demander de payer pour aujourd'hui. Déjà que je suis pas un bon prof." et ma dernière phrase est dite toujours de cette façon calme et sereine, vide de toute émotion. quoique avec peut-être un soupçon d'amertume.
je suis mauvais ?
je suis dangereux ?
je suis le problème ?
très bien. autant quitter cet appartement pour éviter de s'énerver pour rien. je n'aime pas m'énerver. la vie est trop courte pour s'énerver.

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MessageSujet: Re: don't wait too long. [/w. Cæm]   Lun 2 Mar - 6:39

Je ne comprends pas.
Je ne comprends rien, il faut dire.
Pourquoi il s'énerve, comme ça, alors que c'est moi qui devrait m'énerver.
Pourquoi il me pique sa petite crise de gamine de cinq ans de merde.
Pourquoi il se rhabille ... Non, ne recouvre pas ce corps !

Mais si. Trop tard.

Je ne comprends pas,
Je ne comprends plus,
Je ne comprends absolument plus rien.

Des reproches, des remarques, des réflexions ...
De l'ironie, du cynisme, du sarcasme ...
Mon dieu, qu'il est laid lorsqu'il s'y met.
Sa fierté le rend tout simplement moche au regard.

Moi ? Je ne me relève pas.
Allongé par terre, je me contente d'écouter, en silence.
Sans savoir quoi dire, ni quoi faire, ni comment réagir ...
Moi, je ne me relève pas.
Je le regarde juste marcher.
Me demander de ne pas le payer.
Me dire qu'il n'est pas bon, ce qui revient à me dire qu'il est mauvais ...

Moi, je ne me relève pas.

Tout ce que je fais, c'est le regarder.
Lui et ses sourcils froncés, lui et ses dents resserrées.
Lui et son visage rendu si laid par sa personnalité ...

Je ne comprends pas.
Pourquoi est-il comme ça ?
Pourquoi cherche-t-il tant à me pousser, à me mettre hors de moi ?

Putain.

Mais ce type, c'est qu'un connard en fait.

Il cache bien son jeu, mais c'est qu'un enfoiré.

Moi, je vais vers lui pourquoi ? Pour de l'aide, pour du contrôle.

Mais tout ce qu'il dit et tout ce qu'il fait ...

On dirait que c'est fait exprès.
Pour me mettre en colère.
Pour me détruire.
Pour me mettre hors d'état de nuire.
Pour me faire crier.

Il s'en va alors, et j'attends un instant.

Puis, je pousse un cri de rage. Mais je ne me relève pas.
Je reste allongé, pendant une bonne demi-heure,
Trop occupé à le maudire pour pouvoir même daigner penser à me relever.
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don't wait too long. [/w. Cæm]

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